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2008.

Lacs alpins

Plans d’eau et paysages lacustres au gré de randonnées alpines, (...)

Plans d’eau et paysages lacustres au gré de randonnées alpines, toutes les nuances d’un catalogue de gouaches...

Photos © aqueduc.info



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Quand on me parle de lacs, je pense d’abord à ceux que j’ai contemplés lors de mes randonnées montagnardes. Ceux que l’on finit par atteindre après un long et patient effort. Ceux près de qui l’on reprend souffle avant de poursuivre son périple vers un col ou un autre lac. Ceux qui viennent tout juste de sortir de leur léthargie hivernale, offrant un paysage de modèle réduit de banquise en débâcle, ou ceux que l’été a déjà asséchés ou presque.

Impossible de les énumérer ni de les répertorier. D’autant que nombre d’entre eux n’ont pour identité que leur seul fond de teint : Lac Bleu, Grünsee, Lago Bianco, Lej Nair… À les contempler au gré des saisons et des fluctuations quotidiennes de luminosité provoquées par les jeux de cache-cache du soleil et des nuages, on retrouve, entre transparence parfaite et opacité totale, toutes les nuances d’un catalogue de gouaches.

Peut-être que cet infini kaléidoscope de coloris exprime-t-il d’une autre manière le mouvement qui est de la nature même de l’eau mais dont les lacs seraient apparemment privés.

Pourtant, quand on va au plus près des glaciers, l’eau des lacs s’épaissit de limons et de sédiments, perd ses teintes d’argent et vire aux gris d’ardoise. L’ambiance y est plus froide mais on sent la vie toute proche et comme le désir d’un nouveau départ vers des vallées moins austères.

Bernard Weissbrodt

Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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