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2008.

L’aqueduc de Barbegal (Arles, France)

À ses origines, Arles la romaine était alimentée par diverses (...)

À ses origines, Arles la romaine était alimentée par diverses amenées d’eau en provenance de la chaîne des Alpilles, au nord-est de la ville.

Photos © aqueduc.info



Infos complémentaires

L’aqueduc de Barbegal, situé sur le territoire de la commune de Fontvieille, faisait partie du réseau régional d’alimentation en eau de la colonie romaine d’Arles. Ce réseau s’articulait sur deux canaux principaux qui se rejoignaient dans un bassin aux abords précisément de Fontvieille avant de franchir le vallon des Arcs.

Le pont-aqueduc de Barbegal, d’une longueur de quelque 300 mètres, servait plus particulièrement à fournir de l’eau à une importante meunerie hydraulique équipée de plusieurs roues à aubes.

L’ouvrage comprend deux parties, l’une construite en mur plein, l’autre reposant sur une série de 28 arches. L’eau passait ensuite par une large et profonde entaille (la pierre trouée, ‘peiro troucado’) creusée dans un massif rocheux puis était acheminée vers les moulins grâce à un aménagement de maçonnerie.

La datation et la chronologie de l’aqueduc et de la meunerie semblent peu précises. Certains les situent aux alentours des 2e et 3e siècles, mais il semblerait que les vestiges qui en subsistent seraient ceux d’une reconstruction ultérieure au 4e siècle.

Les monuments romains et romans de la cité d’Arles ont été inscrits au Patrimoine mondial (Unesco) en 1981.

> Consulter aussi le site du Patrimoine de la Ville d’Arles

Mots-clés

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Glossaire

  • Crue, inondation

    La crue est un phénomène caractérisé par la montée plus ou moins forte du niveau d’un cours d’eau et par une nette augmentation de son débit. Elle ne se traduit pas forcément par un débordement de son lit habituel. On parle d’inondation lorsqu’une crue entraîne la submersion par un cours d’eau de son espace d’expansion naturelle (lit majeur) ou aménagé dans ce but, mais aussi des terres cultivées et des zones habitées, mettant alors en danger les riverains et pouvant causer d’importants dommages à leurs biens.

Mot d’eau

  • “Quel épouvantable désastre !”

    “Près de deux mille maisons écroulées ; sept cents morts ; tous les ponts emportés ; un quartier rasé, noyé sous la boue ; des drames atroces ; vingt mille misérables demi-nus et crevant la faim ; la ville empestée par les cadavres, terrifiée par la crainte du typhus ; le deuil partout, les rues pleines de convois funèbres, les aumônes impuissantes à panser les plaies. Mais je marchais sans rien voir, au milieu de ces ruines. J’avais mes ruines, j’avais mes morts, qui m’écrasaient.” (Émile Zola, "L’inondation", 1883.)


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