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23 août 2009.

Le Val-de-Ruz prêt à régionaliser la gestion de ses eaux

À l’étude depuis plus de trois ans, un projet de régionalisation de (...)

À l’étude depuis plus de trois ans, un projet de régionalisation de la gestion des eaux du Val-de-Ruz, dans le canton de Neuchâtel (Suisse), est prêt de voir le jour. Mais, pour cela, les dix communes membres de l’actuel Syndicat intercommunal des Eaux du Val-de-Ruz Est (SEVRE) devront, à l’unanimité, lui donner leur aval. Dans l’affirmative, les six autres communes de la vallée auront alors le choix d’y adhérer. Plus de 15’000 habitants sont concernés par ce projet auquel l’administration fédérale a d’ailleurs conféré le statut de projet pilote sur le plan national en matière de gestion intégrée des eaux par bassin versant.

Le projet prévoit de confier à un nouveau syndicat régional la gestion globale du cycle de l’eau dans le Val-de-Ruz, à savoir : la planification, l’exploitation, l’entretien, les investissements et le financement de toutes les infrastructures liées à l’eau potable, la protection des eaux souterraines, les eaux usées, les eaux claires, les drainages agricoles et l’entretien des cours d’eau, dans le respect du développement durable et avec une maîtrise des coûts à long terme.

Les quatre ambitions du projet :

- Minimiser les risques d’insuffisance ou de mauvaise qualité de l’eau potable, de pollution de l’environnement et d’inondation ;
- Maîtriser les coûts sur le long terme : empêcher que les infrastructures ne se dégradent irrémédiablement et investir prioritairement dans des projets dont le rapport efficacité / coût est maximal ;
- Protéger les ressources en eau et les gérer de manière économe pour les générations futures ;
- Offrir un service de qualité au citoyen-consommateur, en permanence, même en situation de crise.

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Station d’épuration de la SEVRE dans le Val-de-Ruz (document SEVRE)

Jusqu’ici, la responsabilité de la gestion des eaux de la vallée était répartie entre plusieurs entités : le canton qui assure la haute surveillance et l’entretien des cours d’eau cantonaux, 16 communes dans lesquelles une soixantaine de conseillers et employés se partageaient les diverses tâches de gestion des eaux en fonction de leurs disponibilités, 2 associations intercommunales et 4 syndicats intercommunaux. Si le projet est voté, la nouvelle structure unique reprendra à partir du 1er janvier 2010 les tâches de ces diverses entités ainsi que la propriété des infrastructures liées aux eaux de la vallée.

Des séances d’information sur le projet seront organisées durant tout le mois de septembre dans chacune des 16 communes concernées. Après quoi les législatifs communaux devront se prononcer sur son adoption. Et si aucun obstacle n’est mis à la création de cette nouvelle structure unifiée, celle-ci devrait devenir opérationnelle le 1er janvier 2010.

Une nouvelle équipe opérationnelle de 8 ou 9 collaborateurs qualifiés, placée sous la direction d’un conseil et d’un comité régional issus des élus du Val-de-Ruz, prendra alors le relais des intervenants actuels et garantira un service permanent, dans la continuité et sur le long terme. Le budget du nouveau syndicat régional, estimé à un peu plus de 8 millions de francs par an, sera alimenté par des taxes identiques pour toutes les communes. (Source : communiqué du Groupe de travail pour la régionalisation de la gestion des eaux dans le Val-de-Ruz)

- Informations détaillées disponibles sur le site de la Commune de Cernier




Mots-clés

Mot d’eau

  • Entre la ressource et la source, comment dire l’eau avec justesse ?

    " Entre l’expérimentation du chimiste qui dit clairement la composition de l’eau mais en oublie l’usage, et l’expérience des usagers qui en vivent les troubles, les dangers et les surprises, y a-t-il une place pour une épreuve de soi et du monde qui dise l’eau au lieu de ne faire qu’en parler ? " (Jean-Philippe Pierron, "La Poétique de l’eau")

Glossaire

  • Pompage-turbinage

    C’est un type de centrale hydroélectrique qui permet de stocker de l’énergie électrique potentielle par le biais de deux bassins d’accumulation situés à des altitudes différentes. L’eau du réservoir supérieur, qui sert à produire de l’électricité par turbinage, se déverse dans le réservoir inférieur. Et lorsque la demande d’énergie électrique est faible, cette eau est pompée vers le bassin du haut pour y être stockée et plus tard turbinée à nouveau. Il est ainsi possible d’établir un équilibre entre l’offre et la demande sur le marché de l’électricité.


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