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2004.

Autres types de riziculture

Rizicultures inondées, en eau profonde, de montagne ou de plateau. (...)

Rizicultures inondées, en eau profonde, de montagne ou de plateau.

La riziculture inondée

Dans ce type de culture, les rizières ne sont plus irriguées mais alimentées par les eaux de pluie, par le ruissellement d’eaux provenant d’un réservoir ou par simple gravitation d’une parcelle à une autre. La culture de riz pluvial de bas-fond, de rendement assez faible, est évidemment beaucoup plus exposée aux risques de sécheresses prolongées ou d’inondations subites.

La riziculture en eau profonde

Ici, l’eau de culture est fournie par les crues des rivières et des fleuves ou par les marées qui touchent les embouchures des grands deltas (comme celui du Mékong). La profondeur de l’eau peut parfois dépasser les 5 mètres et la fertilité des sols est régulièrement renouvelée par les substances minérales et organiques déposées sous forme de limons par les fleuves.

Le riz est semé à la volée sur des sols labourés assez grossièrement, rarement protégés par des digues et rapidement recouverts d’eau lorsque commence la mousson. Là aussi les rendements tributaires de la météo restent assez bas. Peu à peu, ces régions sont alors transformées en zones irriguées faisant appel à des aménagements hydrauliques importants (barrages, canaux, pompages, etc).

La riziculture de montagne ou de plateau

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Rizière de montagne, Philippines
(Photo EcoPort/Breithaupt)

C’est un type de culture qui ne représente qu’une très faible proportion de la production mondiale. Il est pratiqué notamment dans certains pays d’Afrique et d’Amérique latine, sur des terrains généralement peu fertiles que l’on ensemence à sec et où les récoltes dépendent fortement des régimes de pluies. Mais on y recourt aussi en Asie, sur les rives des fleuves, lorsque les eaux se retirent à la fin de la saison des pluies.


Nouvelles techniques pour économiser l’eau

Depuis quelques décennies, bien des recherches ont été menées pour développer de nouvelles techniques de riziculture économe en eau, y compris des cultures sur terrains secs. À la FAO, on reconnaît que ces nouvelles techniques révolutionnent l’image traditionnelle du riz comme culture aquatique. Mais aussi que les systèmes qui consomment moins d’eau sont plus sensibles aux stress hydriques et dépendent de la fiabilité de l’approvisionnement en eau pendant les saisons humide et sèche.




Infos complémentaires

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Le riz fournit 20 % des besoins mondiaux en énergie alimentaire. C’est la nourriture de base dans au moins 34 pays

La production mondiale annuelle de riz tourne autour des 400 millions de tonnes. Les pays en développement représentent 95% de ce total. La Chine et l’Inde, à elles seules, plus de 50%.

Durant les années 90, le commerce mondial a cru de 7% par an pour atteindre 25 millions de tonnes (Pays en développement : 83% des exportations, 85% des importations).


25% d’eau en moins ?

C’est, selon la Conférence des Nations Unies sur le développement (CNUCED ), ce que permettraient d’économiser certaines nouvelles techniques de culture du riz, grâce notamment à :

- la plantation de graines à peine germées dans des champs boueux au lieu d’attendre 25 à 30 jours avant de la repiquer dans des champs emplis d’eau

- l’assèchement périodique des rizières (d’habitude maintenues inondées) sans effet négatif sur les rendements

- l’utilisation de moyens chimiques ou mécaniques de désherbage plutôt que d’inonder les rizières

- le nivellement des champs pour limiter la hauteur de l’eau à son minimum nécessaire.

Mots-clés

Mot d’eau

  • Nous n’avons pas de fleuves

    "Nous n’avons pas de fleuves, nous n’avons pas de puits, nous n’avons pas de sources ; seules quelques citernes, vides elles aussi, résonnent, et nous les adorons." (Georges Séféris, "Mythologies", 1935)

Glossaire

  • Piézomètre

    En hydrologie, un piézomètre est un dispositif qui permet, à partir du sol, d’avoir un accès direct à une nappe d’eau souterraine. Il s’agit d’un tube de forage par lequel on peut non seulement déterminer le niveau d’eau de la nappe et la réserve disponible, mais aussi prélever de l’eau pour analyser ses qualités physiques, chimique et biologiques. Ces différentes mesures, nécessaires pour exploiter un aquifère de manière durable, sont faites manuellement ou à l’aide de sondes automatiques.


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