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1er septembre 2018.

Vers les sources de la Simme

La Simme est une rivière de l’Oberland bernois, formée par la Grande (...)

La Simme est une rivière de l’Oberland bernois, formée par la Grande Simme, qui coule de La Lenk, et de la Petite Simme, venant de Saanenmöser. Les deux cours d’eau se rejoignent à Zweisimmen qui tire son nom de leur confluent. La Simme, qui se jette ensuite dans la Kander, affluent de l’Aar, s’inscrit donc dans le bassin versant du Rhin.

La Grande Simme naît du côté de l’alpage du Rezliberg, en amont de la Lenk, à 1400 mètres d’altitude, au pied du Wildstrubel. Elle est alimentée par le glacier de la Plaine Morte et jaillit d’une paroi de calcaire sous la forme d’un éventail de sept sources, d’où son appellation de « Siebenbrunnen » : selon certaines explications étymologiques, c’est de là que viendrait le nom de Sibetal donné jadis à la vallée avant de se fixer définitivement en Simmental.

On y accède par un chemin escarpé qui longe une longue cascade spectaculaire. À la fin du 18e siècle, la commune de La Lenk, pour protéger la vallée des inondations, décida de corriger le dernier tronçon de cette cascade et d’y construire une digue.

Depuis quelques années cependant – conséquence du réchauffement climatique – la brusque vidange d’un lac glaciaire qui s’est formé sur la Plaine Morte provoque des crues subites extrêmement dangereuses. Alors que le débit moyen normal de la Simme à cet endroit durant les mois d’été est d’environ 5 à 6 m3 par seconde, un débit record de 94,5 m3 a été enregistré le 27 juillet 2018, causant pour plusieurs millions de francs de dégâts dans le haut de la vallée mais ne faisant fort heureusement aucune victime. (bw)

- Photos aqueduc.info, 16 août 2018.



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Glossaire

  • Bédières et moulins

    Une bédière est un torrent d’eaux de fonte ou de pluie qui s’écoulent à la surface d’un glacier et qui au fil du temps finissent par creuser des moulins, sortes de gouffres qui eux-mêmes débouchent sur des réseaux de galeries à l’intérieur ou sous le glacier et jusqu’à sa partie frontale. C’est en quelque sorte un système hydrologique qui ressemble, à certains égards, à celui que l’on trouve dans des massifs karstiques où par érosion l’eau forme toutes sortes de cavités souterraines.

Mot d’eau

  • L’eau fugitive

    On entendait à peine au fond de la baignoire / Glisser l’eau fugitive, et d’instant en instant / Les robinets d’airain chanter en s’égouttant. (A. de Musset, Premières poésies, « Namouna », viii.)


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