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2 octobre 2017.

Variations en Lac Majeur

Le Lac Majeur (Lago Maggiore ou Verbano en italien), avec une (...)

Le Lac Majeur (Lago Maggiore ou Verbano en italien), avec une superficie de 212 km carrés et un volume de 37 km cubes, est - après le Lac de Garde - le deuxième plus grand des lacs du versant sud des Alpes italo-suisses. Il s’étend sur un axe nord-sud long de 66 km et d’une largeur maximale de 5 km, partagé par le canton suisse du Tessin et la province italienne de Lombardie. Son niveau d’eau, à la cote moyenne de 193.47 mètres, correspond à l’altitude la plus basse du territoire suisse. Sa profondeur maximale est de 372 mètres.

Dans sa partie tessinoise, le Lac Majeur est principalement alimenté par trois bassins versants, à savoir ceux du Tessin (Ticino), de la Verzasca et de la Maggia. De par sa situation topographique, hydrologique et climatique, il est très exposé à de rapides variations de niveau en cas de pluies persistantes ou d’intempéries violentes et connaît régulièrement d’importants débordements, causant parfois de graves préjudices à l’économie locale, principalement touristique. La plus grave inondation connue s’est produite le 4 octobre 1868 où le lac avait monté de quelque 7 mètres du côté de Locarno.

Le lac dispose certes, depuis 1943, d’un barrage de régulation en aval de Sesto Calende, en Lombardie, mais sa gestion fait débat entre les deux pays riverains en raison d’attentes divergentes : côté italien, on souhaite un niveau d’eau relativement haut pour satisfaire notamment à des besoins d’irrigation ; côté suisse, on réclame un niveau d’eau qui permettrait de mieux gérer les crues. Différents scénarios et stratégies sont étudiés qui devraient au final déboucher sur l’éventuelle mise en place d’un organisme transfrontalier de régulation.

- Photos aqueduc.info, prises sur les rives du lac
vers Ascona, Locarno, Magadino et les îles Brissago.



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Glossaire

  • Correction de cours d’eau

    Se protéger contre les crues est un souci de tout riverain. Depuis le 18e s., de vastes travaux ont été menés pour "corriger" certains grands cours d’eau (Kander, Linth, Aar, Rhône, etc.) et gagner des terres cultivables. Changement d’approche dès 1991 avec la loi sur l’aménagement des cours d’eau qui stipule que "leur tracé naturel doit être autant que possible respecté ou, à défaut, reconstitué". Il s’agit non plus de les corriger mais de les "renaturer" ou, quand la restauration n’est que partielle, de les "revitaliser".

Mot d’eau

  • “Enfant, j’ai connu
    le Rhône sauvage ...”

    “ ... À leur tour, les enfants d’aujourd’hui se souviendront de leur Rhône. L’essentiel n’est-il pas de garder vivace le lien qui nous unit à la nature ? Elle est notre véritable identité. L’écouter, c’est apprendre à se connaître.” (Pierrette Micheloud)


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