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24 novembre 2017.

Un siècle d’annuaires hydrologiques suisses

1917. Pour la première fois, le Service des eaux de la (...)

1917. Pour la première fois, le Service des eaux de la Confédération, dépendant alors du Département fédéral de l’Intérieur, publiait ses observations annuelles en un seul volume sous le titre "Annuaire hydrographique de la Suisse". C’était le début d’une longue série de publications dont le contenu et la forme varieront au fil du temps.

Un siècle plus tard, cet ouvrage de référence est davantage consulté sur Internet et sa version imprimée propose avant tout un aperçu des événements hydrologiques de l’année écoulée plutôt que des données chiffrées, lesquelles sont réactualisées en permanence et peuvent être consultées en ligne, en temps réel. Sur papier ou sur le web, ces informations sont de toute première importance pour la protection et la gestion des eaux, mais aussi pour la protection contre les crues.

Les premières observations systématiques des eaux sur le territoire suisse remontent à 1863 grâce à la Commission hydrométrique créée par la Confédération. À l’époque, c’est à l’œil nu que les techniciens procédaient aux mesures de niveaux et de débits qu’ils consignaient alors sur des registres pour les synthétiser ensuite dans des publications ponctuelles et sous forme de graphiques.

Ce n’est qu’en 1917 que paraîtra le premier annuaire hydrographique (couverture ci-contre). On y trouve principalement des informations sur les niveaux des hautes et basses eaux extraordinaires et sur les niveaux maximum et minimum de l’année. Dès 1934, il contient davantage de graphiques et de données comme les pics mensuels et le degré de glaciation des bassins versants.

En 1974, alors que de nombreuses stations commencent à faire des mesures en continu, l’annuaire prend en compte des données relatives à la qualité des eaux, à leur température et à d’autres paramètres physiques ou chimiques. Quelques années plus tard s’y ajouteront des informations sur les matières solides en suspension ainsi que sur les eaux souterraines.

L’année 2000 marque un tournant important dans l’accès aux données hydrologiques qui depuis lors peuvent être consultées sur internet [1]. L’annuaire imprimé, qui reste un ouvrage de référence, ne cesse de s’enrichir et comptera jusqu’à 630 pages en 2010.

Dans son format actuel qui date de 2011, l’Annuaire hydrologique de la Suisse a vu sa pagination fortement réduite du fait que les données fournies par chacune des stations de mesures sont disponibles sur le web. Il accorde donc davantage d’importance à la revue des principaux événements météorologiques et hydrologiques de l’année écoulée, comme certains épisodes marquants de crues ou d’étiages. Il propose également des informations sur l’évolution du manteau neigeux et des glaciers. (Informations et illustrations : OFEV)



Notes

[1Voir le site hydrodaten.admin.ch des données et prévisions hydrologiques publiées par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV).

Infos complémentaires

- Voir : L’annuaire hydrologique de la Suisse fête ses 100 ans - L’annuaire hydrologique au fil du temps : formats et contenus de la publication de ses débuts à aujourd’hui. Document PDF (19 pages) disponible sur le site de l’Office fédéral de l’environnement

- Annuaire hydrologique de la Suisse 2016

Mots-clés

Agenda

Glossaire

  • Crue, inondation

    La crue est un phénomène caractérisé par la montée plus ou moins forte du niveau d’un cours d’eau et par une nette augmentation de son débit. Elle ne se traduit pas forcément par un débordement de son lit habituel. On parle d’inondation lorsqu’une crue entraîne la submersion par un cours d’eau de son espace d’expansion naturelle (lit majeur) ou aménagé dans ce but, mais aussi des terres cultivées et des zones habitées, mettant alors en danger les riverains et pouvant causer d’importants dommages à leurs biens.

Mot d’eau

  • “Quel épouvantable désastre !”

    “Près de deux mille maisons écroulées ; sept cents morts ; tous les ponts emportés ; un quartier rasé, noyé sous la boue ; des drames atroces ; vingt mille misérables demi-nus et crevant la faim ; la ville empestée par les cadavres, terrifiée par la crainte du typhus ; le deuil partout, les rues pleines de convois funèbres, les aumônes impuissantes à panser les plaies. Mais je marchais sans rien voir, au milieu de ces ruines. J’avais mes ruines, j’avais mes morts, qui m’écrasaient.” (Émile Zola, "L’inondation", 1883.)


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