AccueilInfosAnnées précédentesAnnée 2011

10 août 2011.

Trop d’eaux claires dans les STEP valaisannes

Dans son bilan 2010 de l’épuration des eaux usées, le Service (...)

Dans son bilan 2010 de l’épuration des eaux usées, le Service valaisan de la protection de l’environnement constate un léger mieux et qu’aujourd’hui plus de 98% des habitants du canton sont désormais reliés à une station d’épuration (STEP). Mais aussi que ces installations collectent encore beaucoup trop d’eaux claires parasites qui entravent leur fonctionnement et augmentent les coûts d’exploitation.

Ce rapport présente en détail les résultats des mesures et des analyses effectuées dans une soixantaine de STEP du Valais. C’est un outil de gestion qui permet aux communes et aux exploitants de stations d’épuration de comparer la performance de leurs installations avec celle des autres STEP, que ce soit en terme de rendement d’épuration, de quantité d’eaux claires parasites ou de consommation d’énergie électrique. Et ensuite d’identifier et de mettre en place les moyens d’améliorer leurs services d’assainissement.

Pas loin des deux tiers (61 %) des eaux qui arrivent dans les STEP valaisannes sont des eaux claires, en provenance notamment de fontaines et de drainages. Ces eaux propres diluent les eaux usées, au détriment des performances et des coûts d’exploitation des installations. De plus elles surchargent le réseau de collecteurs en provoquant des rejets d’eaux polluées. Il appartient aux collectivités de faire en sorte que leurs plans d’évacuation soient mis aux normes prévues par la loi.

En termes de performance d’épuration, le Service valaisan de la protection de l’environnement note un léger mieux par rapport à l’année précédente : le taux d’épuration se traduit par un abattement de 96.9% de la matière organique biodégradable, de 88.8% du phosphore (l’objectif fixé est de 95% à l’horizon 2020) et de 94.2% de l’azote entre l’entrée et la sortie des STEP.

Une très nette amélioration des rejets de substances phytosanitaires d’origine industrielle a également été constatée dans le Rhône. Mais la lutte contre les rejets de substances de synthèses, et particulièrement les micropolluants d’origine pharmaceutique, reste une priorité et de gros efforts de réduction devront être déployés pour leur élimination à la source..

Cela dit, l’État du Valais ne cache pas sa satisfaction de savoir qu’aujourd’hui 98% de la population permanente du canton est désormais raccordée à une station d’épuration. Ce taux de raccordement est le fruit de près d’un demi-siècle d’efforts conjugués des communes et du canton. Seules quelques zones périphériques doivent encore être raccordées, notamment dans le Val d’Hérens, à Fully et dans le Chablais. (Source : État du Valais)

JPEG - 6.1 ko

- Le rapport ‘Bilan d’épuration des eaux usées en Valais - Année 2010’ est disponible sur le site de l’État du Valais










Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


Contact Lettre d'information