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6 janvier 2006.

Sécheresse en Suisse : situation toujours critique

En Suisse, les précipitations du Nouvel An ont quelque peu atténué (...)

En Suisse, les précipitations du Nouvel An ont quelque peu atténué la sécheresse. Le niveau des lacs et des rivières est plus élevé qu’en décembre, mais la situation reste critique, notamment pour le lac de Constance dont le niveau est actuellement à 394,61 mètres, soit quelques millimètres en-dessous de la valeur historique mesurée fin 2003, année de la dernière grande canicule.

L’Aar sortant du lac de Thoune et le Rhin jusqu’à l’embouchure de la Thur présentent aussi un niveau trop bas, dit-on à l’Office fédéral des eaux et de la géologie. Ailleurs, les niveaux sont également bas mais dans la norme hivernale. Lors des précipitations de la fin de l’année dans le Jura, le Plateau et les Préalpes, la pluie - grâce au sol gelé - a pu s’écouler dans les lacs et rivières. Au Tessin en revanche, le temps est resté sec, d’où un danger accru d’incendie de forêts.

La sécheresse n’a pour l’instant aucune incidence sur les réserves d’eau potable. Seule une poignée de communes connaissent quelques impasses, surtout celles qui tirent leur eau uniquement de sources et dont le système d’approvisionnement n’est pas relié en réseau. C’est le cas dans la région du Toggenburg (SG) ainsi que dans les cantons du Jura et de Neuchâtel. Dans la vallée de La Brévine (NE), certains paysans doivent faire venir l’eau du Val-de-Travers.

La sécheresse pose toutefois problème pour l’approvisionnement en énergie hydraulique. Selon l’Association suisse pour l’aménagement des eaux, les centrales sur le Rhin et l’Aar, une dizaine pour chaque cours d’eau, ne fournissent que la moitié de leur production habituelle en hiver. La Suisse devra sans doute davantage importer d’énergie cet hiver. Les lacs de barrage n’ont pas non plus leur volume habituel. Cependant, ils ne l’ont jamais plus vraiment atteint depuis l’été 2003. (Source : ATS)




Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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