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22 juin 2009.

Sécheresse en Irak : la Turquie et la Syrie ouvrent les vannes

Ankara et Damas semblent avoir entendu l’appel de l’Irak qui (...)

Ankara et Damas semblent avoir entendu l’appel de l’Irak qui s’inquiète d’une possible catastrophe due à la sécheresse, en particulier dans les marais du sud du pays. La Turquie s’est engagée à garantir un débit minimum de l’Euphrate de 500 mètres cubes seconde et la Syrie a décidé d’augmenter de plus de moitié le débit du fleuve vers l’Irak. Ces mesures, selon Bagdad, devraient contribuer au fonctionnement des centrales électriques et des projets d’irrigation irakiens. Début mai, le débit de l’Euphrate n’était plus que de 230 m3/seconde à son entrée en Irak contre 950 m3/s il y a une dizaine d’années.

Les marais du sud de l’Irak constituent l’un des plus grands écosystèmes de zones humides du monde. Mais Saddam Hussein, en guise de représailles à l’insurrection chiite de 1991, avait entrepris de les assécher. Avec l’appui des Nations Unies, un programme prometteur de réhabilitation a été lancé. Mais la sécheresse fait son apparition et menace fortement la région, ses habitants et leur production agricole.

Bagdad craint une véritable catastrophe humaine et écologique si la Turquie continue de retenir l’eau du Tigre et de l’Euphrate : c’est elle en effet qui détient les clefs du problème, mais ses projets de construction de toute une série de grands barrages pour répondre à ses propres besoins constituent une menace pour les deux pays d’aval que sont la Syrie et la Turquie.

Après des discussions bilatérales, le ministre turc de l’énergie Taner Yildiz, a fait savoir que la Turquie allait assurer un débit de 400 à 650 m3/seconde en moyenne journalière et d’au moins 500 en moyenne mensuelle. La Syrie, quant à elle, a décidé d’offrir à son voisin des quotas d’eau plus importants : selon le ministre syrien de l’irrigation Nader Bounni, cette augmentation de débit serait de quelque 58%. (Sources : presse turque et syrienne, et AFP)




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Mot d’eau

  • L’eau des Kennedy

    Celui qui pourra résoudre les problèmes de l’eau méritera deux Prix Nobel : un pour la paix et un pour la science. (John F. Kennedy) - Nous sommes témoins de quelque chose d’inédit : l’eau ne coule plus vers l’aval, elle coule vers l’argent. (Robert F. Kennedy)

Glossaire

  • La clepsydre

    C’est, comme le sablier, l’un des plus anciens instruments de mesure du temps qui passe. Il s’agissait le plus souvent d’un vase conique, percé d’un trou à sa base, laissant s’écouler l’eau goutte à goutte. Comme sa face interne comportait des graduations horaires, il suffisait d’observer le niveau de remplissage pour savoir combien d’heures s’étaient écoulées depuis le coucher du soleil.


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