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22 mai 2017.

Médicaments dans l’eau : comprendre et agir

"Une démarche pédagogique sur une thématique émergente"

Expliquer la problématique des médicaments dans l’eau, sensibiliser les opinions pour faire évoluer les pratiques visant à limiter leurs rejets dans l’environnement, bref, montrer que la question des médicaments dans l’eau est une vraie question, telle est l’ambition d’un nouveau site web mis en œuvre par un groupe de recherche lyonnais en collaboration avec des professionnels de la santé et de l’eau, des élus et des habitants de la région Rhône-Alpes. www.medicamentsdansleau.org propose des supports pédagogiques, sous forme de vidéos dessinées, délivrant de brefs messages adaptés à différents publics-cibles, complétés par d’utiles ressources documentaires.

Officiellement lancé le 22 mai 2017, ce projet de sensibilisation fait suite aux travaux menés sur le site pilote de Bellecombe – SIPIBEL, en Haute-Savoie, dédié à la recherche sur les effluents urbains et hospitaliers [1]. Dans ce cadre, on comprend aisément que cette question doit nécessairement être associée à des problématiques plus larges d’environnement (micropolluants), de santé publique et de gestion optimisée des médicaments.

Ce nouveau site – certes destiné prioritairement à un public français mais qui dans sa problématique générale devrait également retenir l’attention en dehors de l’Hexagone - s’articule autour de plusieurs outils complémentaires et modulables sous forme de deux kits proposant chacun de brèves séquences sous forme de vidéos dessinées, des ressources complémentaires de sensibilisation et des éléments documentaires utiles aux formateurs.

Le premier kit est conçu pour mieux comprendre la question des médicaments dans l’eau. Il s’adresse à un public large qui souhaite s’informer sur le sujet. Il ouvre le débat à partir de « cinq bonnes questions à se poser » : Que deviennent les résidus de médicaments dans l’eau ? Comment diminuer la quantité de médicaments dans l’eau ? Les médicaments sont-ils des déchets comme les autres ? Où en est-on de la recherche ? Comment agir et que peut-on faire concrètement ?

Le second kit s’adresse plus spécifiquement aux professionnels de santé, dans le cadre de sessions de sensibilisation. Il est davantage centré sur les pratiques et les potentielles évolutions des pratiques, qu’il s’agisse des médecins et des infirmiers, des pharmaciens et des patients, ou encore des techniciens de l’assainissement.

- Consulter le site www.medicamentsdansleau.org
- Lire aussi, dans aqueduc.info les articles Résidus de médicaments dans l’eau : "on en sait déjà beaucoup trop pour ne pas agir" (2015) et Hôpital, que fais-tu de tes eaux usées chargées de médicaments ? (2013).



Notes

[1Les recherches menées pendant quatre ans (de 2011 à 2015) sur le site pilote de SIPIBEL ont abouti aux constats, entre autres, que la majorité du flux de résidus de médicaments et détergents provient d’apports diffus, que les effluents hospitaliers présentent certaines spécificités et méritent une attention particulière, que les traitements effectués dans les stations d’épuration sont efficaces mais n’éliminent pas tous les polluants, que traiter séparément les effluents hospitaliers n’est pas forcément la solution la plus appropriée, et que des stratégies complémentaires doivent être mises en œuvre, qu’il s’agisse de la sensibilisation des patients et des professionnels de la santé, de l’usage inconsidéré des médicaments ou des capacités de traitement des eaux usées par les stations d’épuration.

Mots-clés

Mot d’eau

  • Nous n’avons pas de fleuves

    "Nous n’avons pas de fleuves, nous n’avons pas de puits, nous n’avons pas de sources ; seules quelques citernes, vides elles aussi, résonnent, et nous les adorons." (Georges Séféris, "Mythologies", 1935)

Glossaire

  • Piézomètre

    En hydrologie, un piézomètre est un dispositif qui permet, à partir du sol, d’avoir un accès direct à une nappe d’eau souterraine. Il s’agit d’un tube de forage par lequel on peut non seulement déterminer le niveau d’eau de la nappe et la réserve disponible, mais aussi prélever de l’eau pour analyser ses qualités physiques, chimique et biologiques. Ces différentes mesures, nécessaires pour exploiter un aquifère de manière durable, sont faites manuellement ou à l’aide de sondes automatiques.


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