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6 décembre 2016.

Les bisses, l’or bleu du Valais

Album photo de Martin Fardey

Ils sont creusés dans le sol, taillés ou suspendus dans les parois rocheuses. Comme des cicatrices chargées de souvenirs, ils symbolisent le combat des Valaisans pour le contrôle de l’eau, écrit Jean-Henry Papilloud, président de la Société d’histoire du Valais romand, dans une brève introduction (en français et en allemand) dans laquelle il rappelle quelques dates clés de ces canaux d’irrigation propres aux pays de montagne, leurs techniques de construction et leur gestion collective, leur modernisation et leur renaissance.

Alors qu’au siècle passé on pensait que tout, ou presque tout, avait été dit sur ce sujet, l’historien note que les bisses sont loin d’avoir dit leur dernier mot. Devenus aussi des attraits touristiques, ils font maintenant l’objet de soins attentifs : des institutions officielles les recensent, des associations les rénovent, des amis inconditionnels les entretiennent (…) Les bisses sont incontestablement des témoins précieux et parlants d’une histoire, d’une culture, d’une civilisation.

Valaisan d’origine et photographe passionné de nature et de grands espaces, Martin Fardey a multiplié les voyages sur les volcans et dans le Sahara avant de se découvrir une passion pour les bisses. Il en propose plus de 130 photographies prises le long d’une septantaine de canaux répartis entre Brigue et Martigny, ravivant plein de souvenirs enchanteurs à quiconque les a déjà allègrement parcourus par de beaux jours d’été et invitant celles et ceux qui feuillèteront son album à (re) partir à leur découverte dès qu’ils auront été remis en eau à la fin du printemps. (bw)


Martin Fardey, photographe
Les bisses, l’or bleu du Valais
Introduction de Jean-Henry Papilloud, historien
Éditions Favre SA, Lausanne, 2016, 160 pp.



Infos complémentaires

- Le site web de Martin Fardey : valaisfardeyimages.ch
- Les bisses sur le site aqueduc.info

Glossaire

  • Éclusée

    Littéralement, c’est le volume d’eau qui s’écoule d’une écluse entre le moment où on l’ouvre et celui où on la referme. Appliqué à un barrage, le mot désigne l’opération qui consiste à relâcher une grande quantité d’eau dans une rivière en particulier lors des turbinages hydroélectriques. Ces opérations fréquentes se traduisent en aval par de soudaines et dangereuses crues artificielles et perturbent gravement les écosystèmes des cours d’eau d’aval. D’où l’importance des réglementations qui visent à en maîtriser les impacts.

Mot d’eau

  • Trop soif

    "Je suis un peu dans la situation d’un homme qui tire de l’eau goutte à goutte parce qu’il a trop soif pour attendre que le puits se remplisse" (F. Scott Fitzgerald, Lettre à H. Ober, 1936)


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