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12 novembre 2018.

Les anguilles du Rhône français sous surveillance

Les anguilles passent l’essentiel de leur vie en eau douce et se (...)

Les anguilles passent l’essentiel de leur vie en eau douce et se reproduisent dans les Caraïbes. Mais leurs migrations dans les fleuves sont souvent entravées par des obstacles artificiels. Dans le Rhône français par exemple, les nombreux barrages hydroélectriques mettent en danger les petites anguilles lors de la montaison (remontée du cours d’eau) et les anguilles adultes lors de la dévalaison (descente vers la mer).

La Compagnie Nationale du Rhône (CNR), la société qui gère la partie française du fleuve, et l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea), vont mettre conjointement en place, durant les trois ans à venir, une expérimentation de grande envergure pour étudier les voies de franchissement de ces aménagements hydroélectriques.

Ce projet a pour objectif d’offrir des données fiables pour la sauvegarde de l’espèce et de mieux connaître son cycle de vie. Il s’agira notamment de capturer quelque 300 individus, de les marquer (avec des émetteurs) et d’équiper différents points de passage avec des hydrophones qui pourront détecter leur éventuel passage.




Mots-clés

Glossaire

  • Pénurie

    Les pénuries surviennent lorsqu’il n’y a pas assez d’eau pour satisfaire à la fois les demandes humaines et les besoins de la nature, soit parce que cette eau fait physiquement défaut, soit parce que la demande est excessive ou que la ressource a été surexploitée, soit parce que le manque d’infrastructures, de moyens financiers ou de compétences techniques ne permet pas à une population de s’approvisionner en eau de quantité et de qualité suffisantes, soit aussi parce que des groupes humains sont empêchés par d’autres d’y avoir accès.

Mot d’eau

  • Un grand fleuve

    C’est le destin de tous les grands fleuves que d’être unique au monde, et chacun pour lui sans jamais pouvoir en toucher d’autres autrement que pour l’absorber (...) Le Fleuve, même si proche, ignore tous ses congénères. Il ne se sépare de l’immense nappe souterraine que pour couler aussitôt une âpre vie singulière, isolée par des barrières que jamais son Génie ne surmontera, et delà, on sait vers quel néant marin il se dissout ... (Victor Segalen, 1878-1919)


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