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5 février 2006.

Le patron de Nestlé dénonce le gaspillage de l’eau par les paysans

Dans un entretien paru dans le journal économique et financier (...)

Dans un entretien paru dans le journal économique et financier français "La Tribune", Peter Brabeck-Lethmathe, patron de Nestlé, géant suisse de l’eau et de l’agroalimentaire, demande que le secteur agricole paie son utilisation à un "prix correct" : "On ne peut pas continuer ce gaspillage, les agriculteurs doivent optimiser leur utilisation de l’eau (…) En tant que leader mondial dans le domaine de la nutrition, nous avons une responsabilité en la matière".

"Il faut que l’agriculture paie son eau un prix correct", poursuit-il, affirmant que ce secteur "paie rarement l’eau, qu’elle utilise abondamment, à sa juste valeur". L’agriculture utilise 70 % de l’eau exploitée sur la planète, l’industrie 20 % et les particuliers 10 %, fait-il observer. Il déplore aussi que "non seulement nous avons en Europe une agriculture subventionnée mais en plus son recours à l’eau est subventionné".

Peter Brabeck-Lethmathe prône aussi une amélioration des infrastructures défaillantes dans les pays en développement, où 40 à 60 % de l’eau est perdue. En Occident, les pertes sont évaluées entre 20 % et 30 %. "Le danger c’est exactement comme dans le cas du pétrole, nous sommes en train d’utiliser plus d’eau que la nature ne peut en fournir". Et le PDG de Nestlé de rappeler que "ces réserves ne sont pas renouvelables". (Source : ATS)




Mots-clés

Glossaire

  • Pénurie

    Les pénuries surviennent lorsqu’il n’y a pas assez d’eau pour satisfaire à la fois les demandes humaines et les besoins de la nature, soit parce que cette eau fait physiquement défaut, soit parce que la demande est excessive ou que la ressource a été surexploitée, soit parce que le manque d’infrastructures, de moyens financiers ou de compétences techniques ne permet pas à une population de s’approvisionner en eau de quantité et de qualité suffisantes, soit aussi parce que des groupes humains sont empêchés par d’autres d’y avoir accès.

Mot d’eau

  • Un grand fleuve

    C’est le destin de tous les grands fleuves que d’être unique au monde, et chacun pour lui sans jamais pouvoir en toucher d’autres autrement que pour l’absorber (...) Le Fleuve, même si proche, ignore tous ses congénères. Il ne se sépare de l’immense nappe souterraine que pour couler aussitôt une âpre vie singulière, isolée par des barrières que jamais son Génie ne surmontera, et delà, on sait vers quel néant marin il se dissout ... (Victor Segalen, 1878-1919)


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