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23 mars 2019.

Le Manneken-Pis écolo

Qui l’eût cru ? La célèbre fontaine de Bruxelles déversait chaque (...)

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Photo Myrabella / Wikimedia Commons

Qui l’eût cru ? La célèbre fontaine de Bruxelles déversait chaque jour dans les égouts entre 1500 et 2500 litres d’eau potable, soit l’équivalent de la consommation moyenne d’une petite dizaine de ménages. On croyait qu’elle fonctionnait en circuit fermé. Mais un technicien de la Ville a constaté, lors d’un contrôle de compteurs d’eau, que ce n’était pas le cas : "on ne se rend pas compte mais un petit jet comme ça en continu, ça consomme !". Il a donc signalé l’anomalie aux autorités communales. Un équipement provisoire a été installé et une solution définitive est à l’étude pour remédier à ce gaspillage jugé inadmissible alors même que la jeunesse belge se distingue ces temps-ci par son engagement pour la préservation du climat. "En pleine semaine des Journées de l’eau, nous pouvons être fiers de dire que, pour la première fois depuis 400 ans, Manneken-Pis ne fait plus pipi d’eau potable !", commente Benoît Hellings, premier échevin bruxellois (adjoint du bourgmestre), dans le journal La DH repris par les grands titres de la presse belge. Promis, juré, désormais la capitale de l’Europe surveillera mieux l’eau de ses fontaines.



Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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