AccueilInfosAnnées précédentesAnnée 2011

15 novembre 2011.

L’aquaculture produit la moitié des poissons consommés dans le monde

Selon un rapport de la FAO (Organisation des Nations Unies pour (...)

Selon un rapport de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), l’aquaculture est aujourd’hui la source de protéines animales qui connaît la plus forte croissance à l’échelle mondiale. Elle produit déjà quasiment la moitié des poissons, mollusques et crustacés consommés dans le monde. En moins d’une décennie, cette production a augmenté de plus de 60 pour cent, passant de 32,4 millions de tonnes à 52,5 millions.

Le rapport de la FAO - World aquaculture 2010 - note que de par sa croissance, en volume et en valeur, l’aquaculture a d’ores et déjà nettement contribué à lutter contre la pauvreté et améliorer la sécurité alimentaire dans de nombreuses régions du monde. Mais cette croissance est loin d’être uniformément répartie sur la planète. D’une région à l’autre et d’un pays à l’autre au sein d’une même région, il existe des différences notables dans les niveaux de production, dans le choix des espèces cultivées et dans les systèmes agricoles.

- La région Asie-Pacifique, avec 11 des 15 principaux pays producteurs de l’aquaculture, domine largement la filière, soit 89 % de la production mondiale (la Chine, à elle seule, contribue à plus de 60 % de cette production)
- Quelques pays dominent le marché de certaines espèces majeures : la Chine pour les carpes, la Chine, la Thaïlande, le Viet Nam, l’Indonésie et l’Inde pour les crevettes, la Norvège et le Chili pour le saumon
- Les systèmes d’élevage intensifs sont plus répandus en Amérique du Nord et dans les pays producteurs d’Europe et d’Amérique latine qui pratiquent une aquaculture pointue. Il existe en Amérique latine un fort potentiel pour le développement de la production à petite échelle quand bien même la production commerciale et industrielle soit dominante. Dans la région Asie-Pacifique, en dépit de grandes évolutions techniques, la petite production commerciale reste l’épine dorsale de la filière. Les petits producteurs et les PME sont également des acteurs importants en Afrique.

JPEG - 8.7 ko
Ferme d’aquaculture en Chine
(© defun - Fotolia.com)

Promouvoir
la qualité des produits

Le rapport de la FAO souligne également une prise de conscience croissante de la nécessité de répondre aux préoccupations des consommateurs pour des produits de qualité et pour la protection de la santé et du bien-être des animaux. Pour de nombreux gouvernements, des questions telles que la sécurité alimentaire, la traçabilité, la certification et l’étiquetage écologique sont considérées comme hautement prioritaires.

- L’Inde, notamment, a décidé de promouvoir l’aquaculture biologique et d’inciter les producteurs à suivre une démarche de certification internationale et d’aider à hauteur de 50% ceux qui souhaitent investir pour se lancer dans le bio.
- La FAO constate avec satisfaction qu’un nombre croissant de pays africains - entre autres l’Egypte, le Mozambique, le Nigeria et l’Ouganda - ont commencé à mettre en place des politiques de pêche, des stratégies, des plans et des lois facilitant la croissance et la gestion efficace de l’aquaculture.
- La région Asie-Pacifique a enregistré des succès probants dans le développement génétique du tilapia d’élevage, dans l’abandon de la crevette géante tigrée au profit de la crevette à pattes blanches, ou encore la production vietnamienne du poisson-chat rayé.
- En Europe, des recherches sont également menées par exemple pour la mise au point de technologies de surveillance sous-marine et de nouveaux types de cages et de filets, ou encore pour l’amélioration, en termes de développement durable, de la qualité des farines et des huiles de poisson utilisées pour l’alimentation animale.

Enfin, la FAO note que l’aquaculture va devoir également faire face à des défis majeurs tels la durabilité de l’environnement, les changements climatiques et la crise économique mondiale. La filière aquaculture va devoir se donner un cadre de bonne gouvernance et déployer des efforts particuliers pour aider davantage les petits producteurs en les aidant à s’organiser en associations et en les encourageant à recourir aux meilleures méthodes de gestion possibles. (Source : FAO)




Infos complémentaires

JPEG - 9.3 ko

Aquaculture
en Méditerranée
(© St.Kyriazis - Fotolia.com)

:: Aquaculture

« Élevage d’organismes aquatiques en zones continentales et côtières, impliquant une intervention dans le processus d’élevage en vue d’en améliorer la production, et la propriété individuelle ou juridique du stock en élevage » (FAO, glossaire d’aquaculture).


:: Top ten des pays producteurs de l’aquaculture (2008)

Production totale :
52,5 millions de tonnes (mT)

Chine : 32,5 mT
Inde : 3,4 mT
Vietnam : 2,4 mT
Indonésie : 1,6 mT
Thaïlande : 1,3 mT
Bangladesh : 1,0 mT
Norvège : 0,8 mT
Chili : 0,8 mT
Philippines : 0,7 mT
Japon : 0,7 mT

:: Répartition par espèces de la production mondiale d’aquaculture (2008)

Poissons d’eau douce : 55 %
Mollusques : 25 %
Crustacés : 10 %
Poissons diadromes (migrant entre mer/eau douce) : 6 %
Poissons d’eau de mer : 3 %
Autres : 1 %
(Source : FAO)


:: Liens utiles

- Rapport
World aquaculture 2010
disponible sur le
site de la FAO
- FAO - Département
des pêches et
de l’aquaculture

- Glossaire d’aquaculture

Mots-clés

Agenda

Glossaire

  • Correction de cours d’eau

    Se protéger contre les crues est un souci de tout riverain. Depuis le 18e s., de vastes travaux ont été menés pour "corriger" certains grands cours d’eau (Kander, Linth, Aar, Rhône, etc.) et gagner des terres cultivables. Changement d’approche dès 1991 avec la loi sur l’aménagement des cours d’eau qui stipule que "leur tracé naturel doit être autant que possible respecté ou, à défaut, reconstitué". Il s’agit non plus de les corriger mais de les "renaturer" ou, quand la restauration n’est que partielle, de les "revitaliser".

Mot d’eau

  • “Enfant, j’ai connu
    le Rhône sauvage ...”

    “ ... À leur tour, les enfants d’aujourd’hui se souviendront de leur Rhône. L’essentiel n’est-il pas de garder vivace le lien qui nous unit à la nature ? Elle est notre véritable identité. L’écouter, c’est apprendre à se connaître.” (Pierrette Micheloud)


Contact Lettre d'information