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20 octobre 2009.

Israël : les réserves d’eau pourraient s’épuiser dès l’an prochain

Selon le professeur Uri Shani, directeur de l’administration (...)

Selon le professeur Uri Shani, directeur de l’administration nationale de l’eau, Israël doit poursuivre ses efforts à grande échelle pour économiser l’eau et espérer des précipitations supérieures à la moyenne lors des deux prochaines années, sans quoi le pays ne sera plus à même de subvenir aux besoins en eau de ses citoyens. Uri Shani avance également un certain nombre de solutions pour résoudre la crise hydrique actuelle, y compris l’importation d’eau de Turquie et l’implantation d’usines de dessalement temporaires et mobiles sur les côtes de la Méditerranée.

Faisant rapport devant une commission d’enquête sur la crise de l’eau, le professeur Uri Shani a pointé du doigt plusieurs indicateurs de la grave pénurie qui s’annonce : la quantité moyenne de précipitations a baissé d’un tiers au cours des dernières années, le niveau du Lac de Tibériade (le plus important réservoir naturel d’eau douce du pays) est cinq mètres en dessous de sa ligne critique, les apports des sources de montagne et les aquifères côtiers se sont sérieusement appauvris.

Vue du côté des usagers, la situation semble toutefois encourageante. La campagne d’information menée pour des économies d’eau et une tarification plus sévère ont porté des fruits. Alors que l’objectif, jugé très ambitieux, avait été fixé à 91 mètres cubes par personne et par an, le résultat effectif pour 2009 devrait tourner autour de 89 m3. L’an prochain, ce niveau de consommation devrait être encore légèrement abaissé. Des efforts doivent encore être faits par les municipalités pour la réduction des usages de l’eau, notamment dans les parcs publics.

Les solutions techniques pour de nouvelles sources d’approvisionnement en eau sont connues : d’une part, la construction de nouvelles usines de dessalement, de l’autre des importations d’eau de Turquie. Uri Shani estime que ce sont là des solutions coûteuses et forcément temporaires, et qu’elles ne portent que sur un volume limité de la ressource.

Des usines de dessalement en plein développement

Côté usines de dessalement, les installations d’Ashkelon produisent actuellement 112 millions de mètres cubes par an, celles de Palmahim 37 millions. Il est prévu que ce volume sera globalement augmenté d’une soixantaine de millions de mètres cubes supplémentaires vers le milieu de l’an prochain. Une autre usine, à Hadera, devrait commencer à produire 115 millions de mètres cubes au début 2010. Soit un total de quelque 300 millions de mètres cubes par an à l’horizon 2011.

Mais, disent les experts, cela ne suffira pas à répondre aux besoins en eau d’Israël si les années à venir n’apportent pas davantage de précipitations. D’où le risque de périodes critiques avant que de nouvelles usines de dessalement (Ashdod et Rishon Lezion) soient mises en service dans quatre ans. Une autre option consisterait à développer des usines de dessalement mobiles sur différents points de la côte méditerranéenne, mais cette option entraînerait le doublement du prix de l’eau ainsi produite.

En attendant, resterait donc la solution de transferts d’eau de pays voisins. La Régie israélienne des eaux et le ministère des Affaires étrangères étudient ensemble la possibilité de relancer un plan d’importation d’eau de Turquie par bateaux-citernes. Cette hypothèse n’est pas nouvelle, mais elle avait été précédemment écartée en raison du coût de sa mise en œuvre. En clair, de l’eau importée coûterait plus cher que de l’eau de mer dessalée. Si une telle opération se révélait absolument nécessaire, elle ne pourrait donc être vraisemblablement que provisoire. (Source : presse israélienne)




Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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