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29 juillet 2009.

Genève : l’eau du lac pour climatiser le siège de l’ONU

Les bâtiments du siège européen des Nations Unies à Genève sont (...)

Les bâtiments du siège européen des Nations Unies à Genève sont désormais climatisés grâce à un réseau de refroidissement utilisant l’eau du Lac Léman pompée à grande profondeur. Cette installation dont bénéficie l’ONU et qui a donné lieu fin juillet à une cérémonie officielle d’inauguration fait partie d’un vaste projet de réseau hydrothermique - Genève-Lac-Nations (GLN) – lequel prévoit d’appliquer cette technologie à bon nombre d’immeubles publics sis dans le quartier des organisations internationales.

Au départ, un constat : à partir d’une certaine profondeur, l’eau du Lac Léman est d’une température relativement basse et constante (de 5°C en hiver à 8°C en été). D’où l’idée, née dans les années 1990, d’utiliser cette eau, par le biais d’un réseau de pompage, de transport et de distribution, pour refroidir les grands bâtiments situés à proximité du Lac. Maîtres d’œuvre du projet, les Services Industriels de Genève (SIG) vont s’inspirer d’une première expérience menée conjointement par l’entreprise Merck-Serono et l’État de Genève.

Un tel réseau présente un certain nombre d’avantages fort intéressants : économies d’énergies non-renouvelables et réduction des émissions de gaz à effet de serre ; simplicité des installations techniques qui offrent une plus grande durée de vie ; réduction des frais d’exploitation ; utilisation future du réseau pour le chauffage des bâtiments par le biais de pompes à chaleur ; utilisation de la conduite de retour pour l’arrosage des parcs et jardins, etc.

Il est prévu de raccorder une dizaine de bâtiments avant la fin 2010, puis une dizaine d’autres d’ici 2015. Les SIG vont investir quelque 33 millions de francs suisses dans ce projet dont on notera quelques caractéristiques : pompage de l’eau du lac à 2 kilomètres des rives et à une profondeur de 37 mètres, réseau d’une longueur d’environ 6 kilomètres, débit total prévu de 2’700 mètres cubes/heure.

À la fin de son circuit, l’eau est rejetée à quelque 200 mètres des rives et à faible profondeur. Une étude intermédiaire menée à l’Université de Genève sur les échanges entre le lac et l’installation du réseau Merck-Serono a conclu que la qualité des eaux rejetées par le système semblait satisfaisante, sans modification notoire de l’état biologique initial des eaux du lac, et que leur température ne devrait pas troubler outre mesure les organismes aquatiques qui s’y trouvent.

Pour en savoir plus :
- Le projet GLN sur le site des Services Industriels de Genève (SIG)
- Le projet GLN vu par l’Association pour la sauvegarde du Léman (ASL)




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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