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31 janvier 2006.

France : enquête sur les factures d’eau

Une étude menée par l’Union fédérale des consommateurs (UFC)- Que (...)

Une étude menée par l’Union fédérale des consommateurs (UFC)- Que choisir sur 31 communes de France met en évidence que les prix de l’eau pratiqués dans les grandes agglomérations urbaines sont parfaitement abusifs. Les entreprises ou les régies publiques en charge de cette activité constituent des bénéfices faramineux puisque les taux de marge nette sur chiffre d’affaires oscillent entre 26 et 42 %.

Si l’ensemble des grandes villes étudiées surfacturent l’eau, le Syndicat des eaux d’Ile de France (SEDIF) atteint des sommets inouïs avec une marge nette de 59%. L’UFC-Que Choisir a évalué que le préjudice des 4 millions de consommateurs du SEDIF atteignait 230 millions d’euros sur l’année 2004.

A l’inverse, dans la plupart des petites et moyennes villes du panel, les prix facturés sont assez proches du prix de revient qui a été calculé. En effet, il apparaît que l’industrie de l’eau est très structurée par des économies d’échelles et de densité : plus l’agglomération est dense, plus le nombre d’habitants par kilomètre de tuyau est élevé et plus le syndicat peut amortir le coût du renouvellement du réseau sur un chiffre d’affaires élevé. Ces éléments expliquent pourquoi le coût réel de l’eau est faible dans les grands centres urbains et assez élevé en milieu rural.

L’UFC-Que Choisir constate que deux entreprises se partagent le marché des grandes villes. Cette concentration extrême, associée à une surfacturation du prix et à des marges abusives, indique que le jeu concurrentiel est défaillant sur le secteur de l’eau. Source : communiqué UFC-Que Choisir

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Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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