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14 décembre 2020.

Dans le monde, un centre de santé sur 4 manque d’eau

Pas loin de 2 milliards de personnes dépendent de centres de soins (...)

Pas loin de 2 milliards de personnes dépendent de centres de soins sans accès à des services d’approvisionnement en eau de base et ce manque d’eau expose les professionnels de santé et les patients à un risque plus élevé d’infection par la COVID-19. C’est le constat posé par le dernier rapport conjoint de l’OMS et de l’UNICEF sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène dans les soins de santé, sur la base de statistiques provenant de 165 pays et tirées d’enquêtes menées dans 760’000 établissements. [1]

L’approvisionnement en eau, l’assainissement et l’hygiène sont des éléments-clefs dans tout centre de soins. Y travailler sans que ces conditions minimales soient remplies, « c’est un peu comme envoyer des infirmières et des médecins travailler sans équipement de protection individuelle », commente le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Dans le monde, lit-on dans ce rapport, un établissement de santé sur quatre ne dispose pas de services d’approvisionnement en eau, un sur trois ne permet pas de garantir l’hygiène des mains là où les soins sont prodigués, un sur dix n’a pas accès à des services d’assainissement de base, et un sur trois ne trie pas ses déchets en toute sécurité. De telles vulnérabilités dans les systèmes de santé sont d’autant plus inquiétantes que l’on est en train de s’interroger un peu partout sur l’inadéquation des mesures de prévention et de lutte contre la pandémie du coronavirus.

C’est dans les 47 pays les moins avancés de la planète que la situation est la plus catastrophique : un établissement de santé sur deux ne dispose pas de service d’approvisionnement en eau potable de base, un sur quatre n’est pas équipé d’installations pour le lavage des mains là où sont prodigués les soins et trois sur cinq n’ont pas accès à des services d’assainissement de base.

Ce problème n’est pas insoluble, estiment les auteurs de ce rapport : la mise en place de services d’approvisionnement en eau de base dans les établissements de santé de ces 47 pays ne coûterait qu’un dollar par habitant. Plus 20 cents pour leur exploitation et leur entretien. (Source : OMS-UNICEF)




Notes

[1OMS – UNICEF, "Global progress report on WASH in health care facilities : Fundamentals first", December 2020. Disponible (en anglais seulement) sur le site de l’OMS.

Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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