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23 octobre 2010.

Climat : net ralentissement de l’évapotranspiration terrestre

Selon une étude internationale parue dans la revue Nature du 21 (...)

Selon une étude internationale parue dans la revue Nature du 21 octobre 2010, le processus d’évapotranspiration connaîtrait un net ralentissement depuis douze ans au niveau mondial. Cette tendance pourrait avoir un impact négatif sur les écosystèmes et les ressources en eau.

L’évapotranspiration résulte de la combinaison de l’évaporation de l’eau à la surface des terres et de la transpiration des plantes. C’est un élément fondamental non seulement du cycle de l’eau mais aussi des cycles de l’énergie et du carbone, et donc du climat, car la régulation de la quantité d’eau dans l’atmosphère et la dynamique du climat sont étroitement liées. C’est également un facteur déterminant de la disponibilité en eau des sols pour la consommation humaine et pour la croissance des plantes.

Dans le cadre du réseau Fluxnet, coordonné à l’échelle internationale, des chercheurs ont procédé à une estimation de l’évolution de l’évapotranspiration globale. Se basant sur des observations satellite et des modèles de recherche, ils ont combiné des mesures sur une grande variété d’écosystèmes. Leurs analyses montrent que le transfert d’eau du sol vers l’atmosphère a effectivement augmenté de manière significative entre 1982 et la fin des années 1990, à raison de quelque sept millimètres par an. Un phénomène qui n’a rien d’étonnant quand on sait que lorsque la température augmente, l’atmosphère peut contenir une plus grande quantité de vapeur d’eau.

Mais depuis 1998, les chercheurs observent un net ralentissement de l’évapotranspiration. Il est trop tôt, disent-ils, pour dire si ce changement de l’évapotranspiration est d’origine naturelle ou dû aux activités humaines, ou s’il s’agit d’un changement durable à l’échelle mondiale. Toujours est-il que ce phénomène est particulièrement visible dans l’hémisphère sud, surtout en Afrique et en Australie et qu’il semble être la conséquence de l’important événement El Ninõ de 1998.

Comme la température continue d’augmenter, cette baisse de l’évapotranspiration (près de 8 mm par an) pourrait s’expliquer par une limitation de l’eau disponible dans les sols au cours de la dernière décennie. Cette tendance pourrait avoir un impact important sur les écosystèmes vulnérables, sur les ressources en eau et sur l’interaction de ce phénomène avec le climat. (Source : Institut national français des sciences de l’univers/CNRS et Revue Nature)




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Glossaire

  • Débâcle

    Dislocation soudaine de la couverture de glace d’un cours d’eau dont les blocs sont alors emportés rapidement par le courant. Lorsqu’il s’agit de la rupture d’une barrière naturelle de glace formant une retenue d’eau, on parle alors de vidange brutale de lac glaciaire (connue sous l’acronyme anglais de GLOF, “Glacial lake outburst flood”). Dans les deux cas, ce phénomène peut entraîner de graves inondations, voire des catastrophes.

Mot d’eau

  • « Et tous ces gens
    dans l’eau ... »

    “Je pense toujours à cette rivière quelque part, avec cette eau qui coule vraiment vite. Et tous ces gens dans l’eau, qui essaient de se raccrocher les uns aux autres, qui s’accrochent aussi fort qu’ils peuvent, mais à la fin c’est trop difficile. Le courant est trop puissant. Ils doivent lâcher prise, se laisser emporter chacun de son côté. Je pense que c’est ce qui nous arrive, à nous.” (Kazuo Ishiguro, "Auprès de moi toujours", 2005)


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