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16 janvier 2006.

Alger confie sa gestion déléguée de l’eau à Suez

Avec quelques semaines de retard sur le calendrier prévu, la (...)

Avec quelques semaines de retard sur le calendrier prévu, la première opération de privatisation dans la gestion de la distribution de l’eau en Algérie vient d’être entérinée par le Conseil des ministres qui a donné son aval à l’accord passé entre Suez Environnement et le binôme Algérienne des eaux (ADE)-Office national de l’assainissement (ONA).

Ce feu vert ouvre la voie à l’entrée du privé étranger dans la gestion du secteur de l’eau en Algérie. C’est un effet immédiat de la nouvelle loi sur l’eau qui prévoit un mécanisme de base, la concession, octroyée par l’Etat aux personnes morales de droit public, et un mécanisme complémentaire, la délégation de service public, contractuellement, par l’Etat ou les concessionnaires, à des opérateurs publics ou privés, y compris étranger, puisque le droit des affaires dans notre pays ne fait plus la distinction entre privé national et étranger.

On sait que l’Algérie exclut la privatisation du service public de l’eau, c’est à dire la cession pure et simple des actifs au secteur privé. Le contrat, « de gré à gré », d’un montant de 120 millions de dollars, entre Suez et ses partenaires algériens porte sur la gestion déléguée pour une durée de cinq ans et, de la distribution de l’eau et de l’assainissement à Alger sur la base des prescriptions d’un cahier des charges qui comprend la réhabilitation du réseau et la distribution H24 de l’eau dans la wilaya.

Suez bénéficiera des nouvelles conditions créées par un engagement plus grand de l’Etat dans le secteur de l’eau. Depuis 2002, tous les efforts sont faits pour qu’à l’horizon 2008, Alger soit totalement sécurisée pour ce qui est des réserves d’eau disponibles. Quant aux investissements publics prévus pour la modernisation progressive des services de l’eau et de l’assainissement à Alger, ils sont estimés à 200 millions d’euros par an. L’Etat projette d’étendre la formule de la gestion déléguée de la distribution de l’eau à 11 villes algériennes, selon les résultats de l’expérience réalisée avec Suez. (Source : La Nouvelle République, Alger)




Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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