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Informations en bref et en vrac


Informations en bref et en vrac


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Aug 28

Un nouvel « Atlas de l’eau »

En août 2019, dans l’une de ses éditions hebdomadaires et sous le titre « Bientôt un monde sans eau ? », Courrier International avait déjà consacré un dossier de dix pages à un état des lieux et à l’avenir de cette ressource absolument vitale. Une année plus tard, constate sa rédaction, « la situation est encore plus tendue. Et toujours d’actualité : l’eau insalubre est un vecteur de maladies ; l’eau potable, privatisée, est ce qui vient à manquer quand une crise économique s’installe. » Non seulement la ressource est menacée par sa consommation effrénée et son accès est un facteur d’inégalité supplémentaire. Mais elle est aussi l’objet de convoitises et de rivalités, et parfois motif de casus belli.

D’où ce nouvel atlas hors-série dans lequel Courrier International veut montrer l’importance de l’eau à la fois dans le quotidien de la vie des humains mais aussi dans la géopolitique et les conflits. Ce document de 76 pages, disponible en version papier ou numérique, propose une bonne trentaine de cartes et d’infographies, et une sorte d’anthologie d’enquêtes, de reportages et de points de vue glanés dans la presse de multiples pays de la planète.

- Courrier International, Atlas de l’eau, Hors-série, septembre-octobre 2020.


Aug 28

Une autre théorie quant à l’origine de l’eau sur la Terre

D’où vient l’eau de la planète Terre ? C’est l’une de ces grandes et vieilles questions auxquelles les scientifiques n’ont pas encore fourni de réponse véritablement probante. Jusqu’ici l’une des explications les plus courantes consistait à dire qu’au départ la Terre était fortement asséchée par la proximité du Soleil et que l’eau aurait été apportée plus tard par une multitude d’astéroïdes contenant de la glace et venus s’écraser sur la planète. Selon les connaissances actuelles, la Terre serait d’ailleurs la seule planète présentant de l’eau liquide à sa surface.

Une étude parue dans la revue Science [1] et menée par un groupe de chercheurs dirigé par Laurette Piani, une cosmo-chimiste française du CNRS–Université de Lorraine, avance une autre théorie selon laquelle une grande partie de l’eau de la Terre proviendrait des roches qui la constituaient dès son origine. Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion en analysant un type particulier de météorites (les chondrites à enstatite) qui ont une composition proche de celle des roches terrestres primitives. Comme ces météorites contiennent des molécules d’hydrogène qui peuvent former de l’eau lorsqu’elles entrent en contact avec de l’oxygène, il est permis de considérer que si elles sont à l’origine de la Terre, elles ont pu fournir une masse d’eau trois fois plus grande que celle des océans.


Jul 29

Mieux connaître les hôtes du Léman en 40 fiches

Qui, flânant un jour ou l’autre sur les bords du Léman, n’a pas dû finalement s’avouer incapable de reconnaître l’une ou l’autre espèce d’oiseau passant devant ses yeux ou un poisson errant dans les eaux transparentes du lac ? L’Association pour la Sauvegarde du Léman (ASL) vient à son secours. Elle publie 40 « fiches de détermination » réparties sur cinq chapitres (poissons, oiseaux, mollusques, crustacés et végétaux aquatiques). Pour elle, c’est aussi une manière de sensibiliser le public à l’importance de préserver cet univers si diversifié. Des pictogrammes permettent d’en savoir plus sur ces 40 espèces répertoriées : leur régime alimentaire, leur habitat, leur taille, leur origine. Et comme ces fiches sont étanches et résistantes, les plongeurs pourront aussi s’en servir dans leurs recherches sous-lacustres.

- En savoir plus sur le site de l’ASL


Jul 16

Rivières à l’œuvre (2)

Durant l’été 2019, le journal Le Temps avait publié une série d’articles – Au fil des rivières romandes - consacrée à cinq cours d’eau "entre rive et moulin, grotte et barrage, île et fabrique (…) évoquant leur passé industrieux et le défi écologique du présent". Il a repris cette idée en juillet 2020 et proposé une nouvelle série de cinq balades. À lire ou à relire.

L’Arnon, c’est tout un poème
Trait d’union entre Sainte-Croix l’ouvrière et Grandson la bourgeoise, le cours d’eau nord-vaudois a fait tourner les moulins avant de devenir le paradis des truites et des castors.

La Veveyse, oubliée et punie _Torrent aux sources fribourgeoises, la Veveyse traverse la ville de Vevey, qu’elle a souvent terrorisée par ses sautes d’humeur. Récit d’une relation d’amour-haine.

Le Trient, de silence et de fureur
Prenant sa source au bas d’un glacier, la rivière aux sautes d’humeur imprévisibles se jette dans le Rhône. Ici torrentielle, là placide mais souvent invisible.

Aux sources enchanteresses de la Venoge
L’affluent du Rhône si cher aux Vaudois coule paisiblement de L’Isle à Saint-Sulpice. Une renaturation est en cours pour permettre à la rivière de retrouver ses courbes d’antan.

La nature, l’homme, l’Aar et la manière
Afin de préserver la population du Grand-Marais de la maladie et des inondations, l’Aar a été détournée vers le lac de Bienne. Aujourd’hui, la rivière canalisée est pas à pas rendue à la nature.

- Voir : Rivières à l’oeuvre (1), 2019


Jul 12

Des traces de chlorothalonil dans de l’eau en bouteilles

La SonntagsZeitung, le plus important des journaux suisses alémaniques du dimanche, a révélé [1] que des chercheurs de l’Institut fédéral des Sciences et technologies de l’eau (Eawag) avaient découvert des traces de chlorothalonil dans une bouteille d’eau minérale de la marque française Evian. La quantité de résidus trouvés (6 nanogrammes par litre) est certes bien inférieure à la limite légale (0,1 microgramme par litre) et n’est pas nuisible à la santé, mais la présence, dans une eau de boisson embouteillée, de ce pesticide interdit depuis peu en Suisse et dans l’Union européenne a néanmoins valeur de signal d’alarme.

Juliane Hollender, l’une des co-auteurs de cette étude [2] citée par le journal zurichois, explique que "jusqu’à présent, les chercheurs supposaient que les résidus de chlorothalonil ne se trouvaient que dans les zones d’agriculture intensive", mais que maintenant et pour la première fois, "des mesures ont également été effectuées dans des endroits où il n’y a pratiquement pas d’agriculture ou seulement des pâturages". Pour le moment, l’origine de ces traces de pesticides n’est pas clairement établie mais cette découverte semble renforcer les soupçons selon lesquels les résidus de chlorothalonil seraient plus répandus qu’on ne le croit. Sans parler des effets inconnus de leur dégradation à plus ou moins long terme.

Si cette information a de quoi surprendre les experts, c’est non seulement parce que l’eau d’Evian est utilisée comme une eau de référence pour le calibrage des instruments de mesure dans les laboratoires, mais aussi parce que l’entreprise Evian, qui appartient au groupe agroalimentaire français Danone, collabore depuis une vingtaine d’années avec des agriculteurs locaux et plusieurs communes de Haute-Savoie afin de prévenir tout risque de pollution sur le territoire qui renferme les sources d’eau minérale naturelle. (bw)


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