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Informations en bref et en vrac


Informations en bref et en vrac


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Apr 23

Bien rincer les installations d’eau potable avant de les remettre en service

Au moment où certains établissements publics et privés s’apprêtent à reprendre leurs activités - cabinets paramédicaux, salons de coiffure, de massage ou de beauté, etc., et plus tard les centres scolaires, sportifs et autres -, les distributeurs d’eau potable attirent l’attention sur l’impérative nécessité de bien rincer les installations avant leur remise en service. Le fait que ces installations n’ont guère été utilisées durant plusieurs semaines favorise la prolifération de microorganismes qui comme les légionelles peuvent entraîner de sévères pneumonies.

Concrètement, et avant toute remise en service de ces établissements, il s’agit d’ouvrir tous les robinets - éviers, lavabos, douches et autres raccordements - et de laisser couler l’eau pour un rinçage complet. Il est important d’ouvrir simultanément plusieurs robinets pour assurer un courant suffisamment fort dans les conduites de distribution. Il faut laisser couler l’eau de tous les robinets au moins jusqu’à l’obtention d’une température constante. Le rinçage doit s’effectuer séparément pour l’installation d’eau froide et l’installation d’eau chaude. Ce geste simple et efficace permet de protéger la santé des utilisateurs.

- Pour en savoir plus, consulter la fiche d’information rédigée par la Société suisse de l’industrie du gaz et des eaux (SSIGE)


Mar 24

La vidange du Rhône entre Léman et Lyon reportée à 2021

Compte tenu de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus, le Canton de Genève et la Préfecture de l’Ain ont convenu de reporter d’un an l’abaissement partiel et provisoire du Rhône pour la gestion sédimentaire du Haut-Rhône entre le Léman et Lyon qui était annoncé pour fin mai début juin 2020. Il est en effet prévu de procéder tous les 3 ou 4 ans à ce genre d’opération (la dernière date de mai 2016) pour assurer la sécurité des riverains tout en prenant en compte les intérêts socio-économiques et en minimisant les impacts sur l’environnement. Le contexte sanitaire actuel de confinement généralisé impose aux opérateurs de limiter strictement la mobilisation de leurs équipes pour assurer la continuité des activités, ainsi qu’aux opérations de maintenance et de sécurité des ouvrages. Ce report n’affectera pas la sécurité des riverains concernés ni la protection des biens contre les crues. (Source : État de Genève)


Feb 21

Paris va aider le monde agricole pour protéger ses captages d’eau

C’est une première en France : un service d’eau (et qui plus est le plus important de l’Hexagone) se dote d’un dispositif d’aides financières aux exploitations agricoles avec pour objectif de mieux protéger ses captages. Eau de Paris, l’entreprise publique qui distribue de l’eau potable à 3 millions d’usagers, veut ainsi encourager le monde paysan à adopter des systèmes agricoles plus durables, en limitant par exemple l’usage d’intrants et en favorisant le développement de cultures biologiques et de surfaces en prairie. Quelque 200 exploitations agricoles, sur une base volontaire, devraient pouvoir bénéficier de cette aide octroyée sous forme de subventions. Une partie de la rémunération est toutefois conditionnée à de bons résultats en matière de concentrations de nitrates dans l’eau. Quatre aires d’alimentation de captages sont concernées représentant une surface d’environ 146’000 hectares, dont plus de la moitié de surfaces agricoles.


Jan 22

Comment gérer le bois flottant dans les cours d’eau

Les arbres qui recouvrent les berges des cours d’eau ont de nombreux avantages écologiques : ils ont un effet stabilisateur, contribuent à la diversité écologique et freinent en été la hausse de température des rivières. D’un autre côté, les dépôts de bois flottant dans leur lit offrent à la faune protection, abris et moyens de nourriture. Mais en cas d’intempéries le bois frais comme le bois mort peuvent être emportés par les crues et former des embâcles dans les passages étroits du cours d’eau, ce qui entraîne une montée de son niveau et des débordements et représente des risques pour la population et les infrastructures.

Les quantités de bois flottant mobilisées lors de grandes intempéries peuvent parfois atteindre des volumes de plusieurs milliers de mètres cubes et il est donc nécessaire de prendre en compte cette problématique lors de l’évaluation des dangers liés aux cours d’eau, dans la planification de leurs aménagements, dans les mesures prises en amont dans la gestion des forêts protectrices ou dans la prévention des embâcles.

C’est ce qui a amené l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) à lancer sur ce thème un programme de recherche interdisciplinaire baptisé WoodFlow. De 2015 à 2019, quatre instituts ont élaboré des bases scientifiques visant à la maîtrise des défis liés à la gestion du bois flot¬tant dans les cours d’eau et étudié les meilleurs moyens de transposer ces connaissances sur le terrain. Ce travail vient de faire l’objet d’une publication qui reflète l’état des connaissances actuelles dans ce domaine et propose un certain nombre de recommandations et d’applications pratiques.

- Office fédéral de l’environnement (OFEV), "Bois flottant dans les cours d’eau. Un projet de recherche à vocation pratique". Berne, 2019, 100 pages. Document disponibles sur le site de l’OFEV.


Jan 18

La saga des munitions immergées dans le Léman

Au lendemain de la seconde guerre mondiale et jusque dans les années 1960, quelque 8000 à 9000 tonnes de munitions ont été immergées dans les lacs suisses. Mais ce n’est que trois décennies plus tard, suite à la découverte de ces dépôts, que la question de leur impact sur l’environnement a commencé à être posée. Depuis quelques mois, cette prise de conscience s’est clairement accélérée, en particulier à Genève, comme en témoigne un long article publié le 18 janvier 2020 par la "Tribune de Genève". [1] Pour mémoire :

- Juillet 2019 : une doctorante de l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Genève, Élodie Charrière, défend une thèse [2] visant à mettre en lumière "un pan de l’histoire militaire et environnementale suisse n’ayant jamais été analysé dans sa globalité".

- Septembre 2019 : des plongeurs d’Odysseus 3.1, une association française dédiée à l’exploration et à la recherche sur la faune et la flore sauvages, découvrent et filment dans le Petit Lac (partie ouest du Léman) des caisses de munitions visiblement éventrées, contredisant ainsi des déclarations des autorités genevoises selon lesquelles, en 2017, ces munitions étaient situées "à plusieurs dizaines de centimètres au-dessous de sédiments lacustres récents".

- Décembre 2019 : l’Association pour la Sauvegarde du Léman (ASL) adresse une lettre au Président de la Confédération pour demander, entre autres, que soient prises "des mesures de protection en fonction de l’importance des risques encourus avérés".

- Janvier 2020 : une députée genevoise, Salima Moyard, dépose devant le Grand Conseil une proposition de motion parlementaire invitant le gouvernement cantonal genevois à cartographier précisément et entièrement l’ensemble des emplacements des munitions immergées et à préparer l’assainissement complet de ces sites.


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