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28 juillet 2018.

Vidange record du lac des Faverges

C’est un événement que les habitants de la Lenk, dans l’Oberland (...)

C’est un événement que les habitants de la Lenk, dans l’Oberland bernois, redoutent désormais chaque été lorsque le lac des Faverges, situé sur le glacier de la Plaine Morte, libère soudainement ses eaux dans la Simme. Alimenté par une fonte des glaces de plus en plus marquée par le réchauffement climatique, le lac voit alors son volume monter régulièrement et rapidement jusqu’au moment où il se vide brusquement par un chenal formé naturellement sous le glacier. Le vendredi 27 juillet 2018, l’alarme a été donnée par les installations de surveillance, un restaurant et un camping ont été évacués de façon préventive. En quelques heures, ce sont quelques 2 millions de mètres cubes d’eau qui se sont déversés dans la vallée et la station de mesures de la Lenk a enregistré un débit record de 94,5 m3 par seconde. Par comparaison, le débit moyen normal de la Simme à cet endroit durant les mois d’été est d’environ 5 à 6 m3 et le précédent record enregistré en 2014 était de 25 m3. Il n’est pas exclu que ce genre de risque continue de s’accentuer dans les années à venir. Quant au glacier de la Plaine Morte, il aura certainement disparu avant la fin du siècle.




Mots-clés

Mot d’eau

  • Eurêka !

    Comment mieux exprimer l’ivresse dont la raison, heureuse, fait flotter dans l’eau et l’intuition, bienheureuse, léviter dans l’air ? Archimède sentit le mouvement et se leva de l’émotion de ces deux éléments, comme s’il entendait le murmure des ondes et la vibration du vent. Et j’entends eurêka comme ce triple écho et du corps et de l’air et de l’eau. (Michel Serres [décédé le 1er juin 2019], "Biogée", 2010)

Glossaire

  • Karst

    Ce mot, dérivé du nom d’un haut-plateau des Balkans, s’applique à un relief ou à un massif dont les roches calcaires ont été fortement érodées par l’eau, en surface (dolines, emposieux, lapiaz, etc.) et en profondeur (cavernes, grottes, gouffres, etc.), ce qui se traduit aussi au fil des infiltrations en sous-sol par des structures très complexes de circulation d’eau et de résurgences. Ces formes géologiques portent ici et là différents noms, telles les "causses" dans le Massif central français.


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