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20 février 2019.

Une station de recherche flottera sur le Léman jusqu’en 2026

Depuis la mi-février, "LéXPLORE" flotte sur le Léman. Sur cette (...)

Depuis la mi-février, "LéXPLORE" flotte sur le Léman. Sur cette plateforme expérimentale de plus de cent mètres carrés de superficie, des chercheurs de l’Eawag, de l’EPFL et des Universités de Lausanne et de Genève vont disposer d’une multitude de sondes et de détecteurs qui leur permettront de mieux comprendre ce qui se passe dans le lac ainsi que les interactions entre l’eau et l’atmosphère. [1]

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La plateforme "LéXPLORE" sur le lac Léman, au large de Pully (Vaud) (Photo Eawag, Natacha Pasche, EPFL)

Faut-il rappeler que les lacs jouent un rôle essentiel ? Ce sont des milieux naturels vitaux pour de très nombreuses espèces végétales et animales, l’homme y puise l’eau dont il a besoin pour sa consommation et pour des activités de production ou de loisirs. Mais ces écosystèmes sensibles sont aujourd’hui sous pression en raison notamment des rejets de substances nutritives et polluantes.

Les changements climatiques ont aussi un impact sur les lacs des régions alpines : leurs eaux se réchauffent, leur brassage est perturbé et la composition de leur plancton se modifie. Les scientifiques s’inquiètent par exemple de la prolifération de certaines algues bleues qui compromettent l’approvisionnement en eau potable et la pêche.

Le projet "LéXPLORE" a précisément pour objectif, jusqu’en 2026, de suivre ces évolutions. Une plateforme flottante dédiée à la recherche a été installée au large de Pully (Vaud). De multiples instruments de mesure et des dizaines de détecteurs y seront installés dans les prochains mois pour relever tout un éventail de données qui, une fois les installations mises en place, seront accessibles en temps réel à tout public. (Source : Eawag)




Notes

[1"LéXPLORE" est un projet commun de l’Institut Fédéral Suisse des Sciences et Technologies de l’Eau (Eawag), de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et des Universités de Genève et de Lausanne. L’équipe du projet dit vouloir collaborer étroitement avec les acteurs concernés par la protection du lac, telle la Commission Internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL). La plateforme sera également accessible à tous les chercheurs aquatiques internationaux intéressés, en particulier aux partenaires français.

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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