AccueilInfosDossiers2e Rapport mondial sur les ressources en eau

9 mars 2006.

Tous les composants du cycle de l’eau sont à prendre en compte

Les ressources en eau de la planète doivent répondre à plusieurs (...)

Les ressources en eau de la planète doivent répondre à plusieurs demandes : boisson, hygiène, production de biens alimentaires, énergétiques et industriels, préservation des écosystèmes naturels. Ces ressources en eau sont limitées et inégalement réparties. Cela complique leur gestion, compte tenu de la croissance économique, de l’augmentation de population et des changements climatiques.

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Lac Mognola, Tessin, Suisse © aqueduc.info

La communauté internationale prend progressivement conscience de la nécessité de pratiques durables pour protéger, gérer et utiliser efficacement les ressources en eau. Les unités naturelles (les bassins versants, aquifères, etc.) sont de plus en plus largement reconnues et adoptées dans les programmes nationaux et régionaux. Mais les pressions économiques, environnementales et sociales ont souvent pour conséquence d’intensifier la consommation d’eau, la concurrence entre les utilisateurs et la pollution des écosystèmes aquatiques. Cela s’explique par le fait qu’à presque tous les niveaux la prise de décision résulte avant tout de considérations à court terme, sans prise en compte des exigences du développement durable.

- Vu que les rôles et interactions des composants du cycle hydrologique ne sont pas souvent entièrement déchiffrés, il est difficile d’établir des stratégies de protection et de prévention appropriées. Cependant, tous les composants du cycle hydrologique - précipitation, infiltrations, écoulement, évaporation et transpiration - doivent être pris en compte dans la gestion des ressources en eau.

- Davantage de données sur les eaux souterraines et les aquifères sont nécessaires. Il existe des risques potentiels élevés si les aquifères ne peuvent se reconstituer naturellement ou par le biais d’interventions humaines, sans quoi ces ressources se tarissent ou leur exploitation devient économiquement inaccessible. Surveiller et comparer les utilisations des eaux souterraines et les volumes de recharge des aquifères est d’une importance vitale.

- Dans de nombreuses régions du monde, l’influence humaine devient plus importante que les facteurs naturels. Les barrages (et les diversions) qui modifient considérablement les régimes des cours d’eau, fonctionnent comme des pièges à sédiments, lesquels finissent par remplir les lacs et rendre les barrages inexploitables. La transformation du paysage et la dégradation, voire la destruction, des écosystèmes (déboisement, urbanisation, augmentation des cultures) exercent l’influence la plus importante sur la qualité, la quantité et la durabilité des ressources en eau naturelle.

- Faire face à la demande d’eau qui ne cesse d’augmenter exige de trouver des solutions à des problèmes particuliers. Les stratégies de prévention ainsi que les nouvelles technologies qui augmentent les ressources en eau, réduisent la demande et permettent un meilleur rendement, font partie des réponses à la menace croissante sur l’eau disponible. Il faut aussi accorder une attention plus grande aux approches privilégiant les utilisations novatrices des ressources naturelles (recyclage de l’eau, dessalement, recharge artificielle, captage de l’eau de pluie).

- Les approches favorisant la réduction de la demande d’eau et le rendement doivent faire partie intégrante d’une gestion moderne des ressources en eau. La gestion de la demande d’eau doit s’accompagner d’une modification des comportements des institutions, des services publics et des usagers. Cela passe par l’éducation, la sensibilisation et la volonté politique.

- Les évaluations des ressources en eau fournissent aux chercheurs, ingénieurs et gestionnaires, mais aussi aux responsables des politiques et de la planification, les bases à partir desquelles de nombreuses décisions peuvent être prises. Le processus de contrôle de la quantité et de la qualité des ressources en eau sert de fondement à la formulation des politiques pour la durabilité des ressources en eau. De telles évaluations présentent des avantages économiques, sociaux et environnementaux dans tous les bassins versants et les aquifères.

(nb. article rédigé sur la base du résumé officiel)


Lire la présentation générale de ce Rapport dans les pages d’actualité de aqueduc.info : « L’eau, de la crise de gouvernance à la responsabilité partagée », 9 mars 2006




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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