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22 novembre 2013.

Suisse : les glaciers rétrécissent mais les cours d’eau gagnent un peu d’espace

"Les agglomérations s’étendent, les glaciers fondent, la forêt (...)

"Les agglomérations s’étendent, les glaciers fondent, la forêt avance et les terres agricoles reculent." Voilà comment l’Office fédéral de la statistique résume les transformations du paysage suisse entre 1985 et 2009. En ce qui concerne les surfaces improductives, les derniers relevés notent qu’en reculant, les glaciers ont cédé la place à de nouvelles surfaces sans végétation et que les cours d’eau ont gagné du terrain sur le Plateau.

En matière d’utilisation du sol, l’Office fédéral de la statistique (OFS) répartit les données en quatre domaines principaux : surfaces d’habitat et d’infrastructure (7,5% des 41’284 km2 de la superficie nationale), surfaces agricoles (35,9% ), surfaces boisées (31,3% ) et surfaces improductives (25,3%). Ce dernier comprend non seulement les terrains non cultivables et improductifs, les rochers et les éboulis, mais aussi les lacs et les cours d’eau, ainsi que les glaciers et les névés.

En 24 ans, le paysage suisse s’est notablement transformé puisque 15% du territoire ne sont plus utilisés comme ils l’étaient en 1985. C’est surtout dans le sud des Alpes (Tessin et Valais), et du côté de l’arc lémanique et de la métropole zurichoise, que se sont concentrés les changements les plus importants.

Globalement parlant, les surfaces d’habitat et d’infrastructure ont augmenté de 584 km2 – ce qui équivaut à la superficie du lac Léman – et cette progression s’est faite principalement au détriment des surfaces agricoles (- 5,4 %). Et c’est surtout dans les zones d’altitude que la forêt a gagné du terrain (+ 3,1%). Enfin des mesures de renaturation ainsi que l’étalement de matériaux charriés par les crues ont fait que les surfaces improductives ont légèrement progressé sur le Plateau suisse.

Les glaciers cèdent la place aux éboulis

Le recul des glaciers entre 1985 et 2009 représente un peu plus de 390 km2. En haute montagne, le recul des glaciers - qui ont perdu 390 km2, soit un quart de leur surface ou dix fois la taille du lac de Bienne - est le principal fait marquant de l’évolution du paysage suisse. La fonte de la glace a surtout fait apparaître des zones d’éboulis et de rochers sans végétation et quelques lacs et cours d’eau. Les surfaces sans végétation le sont bien souvent de manière temporaire avant d’être colonisées par de la végétation improductive.

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Davantage d’espace pour les cours d’eau

Les cours d’eau ont quant à eux regagné un peu d’espace (un millier d’hectares) pris essentiellement sur d’anciennes surfaces agricoles ou forestières. Mais d’autres ont également été envahis par des arbres et des arbustes.

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Les experts notent qu’il s’agit là d’une évolution dynamique que connaissent les cours d’eau naturels : les crues emportent les berges avec leur végétation, puis les surfaces dénudées se couvrent à nouveau d’arbustes et de broussailles. On notera aussi qu’ici et là certains cours d’eau ont été couverts voire mis sous terre lors de la construction d’infrastructures routières ou ferroviaires. (Source informations et graphismes : OFS)


- L’utilisation du sol en Suisse
Résultats de la statistique de la superficie

Office fédéral de la statistique, Neuchâtel, 2013, Voir >
- Pour des informations actuelles
sur l’utilisation du sol,
voir >



Infos complémentaires

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L’utilisation du sol
en Suisse - Résultats de
la statistique de
la superficie

Office fédéral de la statistique, Neuchâtel, novembre 2013, Voir >

Mots-clés

Glossaire

  • Ablution

    Dans le vocabulaire des religions, l’ablution est un rite de purification du corps, par immersion totale ou par aspersion, pratiqué individuellement ou collectivement dans des situations particulières, notamment après un contact avec des choses jugées impures ou avant un acte religieux comme la prière. Fréquente dans le judaïsme et l’Islam, mais aussi dans le bouddhisme, l’hindouisme et le shintoïsme, l’ablution rituelle a pratiquement disparu de la liturgie chrétienne.

Mot d’eau

  • Longer les fleuves

    « J’aimais les chemins en bordure des fleuves. Aller avec le courant de leur eau et sentir leur respiration au gré de la marche. Les fleuves vivaient. Ils avaient fait les villes. Au cours des dizaines de milliers d’années, ils avaient usé les montagnes, transporté les terres, comblé les mers, puis fait pousser les arbres. Depuis le début des temps, les villes leur appartenaient, et sans doute ne cesseront-elles jamais de leur appartenir. » (Haruki Murakami, "La course au mouton sauvage", 1982)


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