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15 décembre 2014.

Suisse : la consommation d’eau potable encore à la baisse

Selon les dernières statistiques publiées par la Société suisse de (...)

Selon les dernières statistiques publiées par la Société suisse de l’industrie, du gaz et des eaux (SSIGE), la consommation moyenne d’eau potable des ménages, des exploitations et des industries suisses était en 2013 de 309 litres par habitant, soit 7 litres (2%) de moins que l’année précédente, confirmant une fois encore la tendance à la baisse initiée dans les années 1980 malgré la hausse constante de la population.

En chiffres réels, cela représente un volume total de 917 millions de mètres cubes, contre 935 millions en 2012, annonce l’organisation faîtière des distributeurs suisses. Cette diminution s’explique surtout par la disparition progressive, voire la délocalisation des processus industriels gourmands en eau, leur remplacement par des installations plus économes et l’utilisation toujours plus répandue d’appareils ménagers à faible consommation d’eau.


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Consommation d’eau maximale (trait bleu foncé)
et consommation d’eau moyenne) (graphisme SSIGE)

Afin d’assurer l’approvisionnement en eau de qualité, les sociétés de distribution ont investi 900 millions de francs dans leurs installations et plus de 80% d’entre elles ont la possibilité de se connecter à un autre réseau en cas de problème d’approvisionnement. Le réseau d’approvisionnement, dont 1,4% a été renouvelé en 2013, compte 81’500 kilomètres de conduites, les canalisations domestiques représentent un tiers de cette longueur.

Les résultats publiés par la SSIGE se fondent sur des informations nettement plus étoffées que par le passé et intègrent également plusieurs nouveaux indicateurs. La nouvelle base statistique, qui se réfère à des données portant sur les deux tiers de l’approvisionnement en eau potable, prend davantage en compte les petits distributeurs qui desservent à eux seuls une grande part de la population.

Ces nouvelles données ont aussi permis de réévaluer l’exploitation des eaux souterraines en Suisse et ont révélé qu’en marge des 80 pour cent d’eau souterraine pure, environ 10 pour cent de l’eau distribuée sont en réalité composés de filtrat de rive et d’eau de nappes souterraines approvisionnées artificiellement par infiltration (*). La consommation d’eau souterraine a quelque peu reculé (40%) par rapport à 2012, à l’inverse de celle d’eau de source qui a légèrement augmenté (41%). La consommation d’eau captée en surface est quant à elle restée stable (19%).

À noter enfin que les sociétés de distribution d’eau produisent elles-mêmes environ un quart de leur consommation d’énergie, grâce principalement au turbinage de l’eau potable. (Source : SSIGE)

(*) Le filtrat de rive est de l’eau fluviale obtenue par pompage à proximité d’un cours d’eau, alors que l’eau souterraine artificielle désigne de l’eau fluviale en dérivation qui s’infiltre dans le sol à un endroit approprié.




Mots-clés

Mot d’eau

  • Eurêka !

    Comment mieux exprimer l’ivresse dont la raison, heureuse, fait flotter dans l’eau et l’intuition, bienheureuse, léviter dans l’air ? Archimède sentit le mouvement et se leva de l’émotion de ces deux éléments, comme s’il entendait le murmure des ondes et la vibration du vent. Et j’entends eurêka comme ce triple écho et du corps et de l’air et de l’eau. (Michel Serres [décédé le 1er juin 2019], "Biogée", 2010)

Glossaire

  • Karst

    Ce mot, dérivé du nom d’un haut-plateau des Balkans, s’applique à un relief ou à un massif dont les roches calcaires ont été fortement érodées par l’eau, en surface (dolines, emposieux, lapiaz, etc.) et en profondeur (cavernes, grottes, gouffres, etc.), ce qui se traduit aussi au fil des infiltrations en sous-sol par des structures très complexes de circulation d’eau et de résurgences. Ces formes géologiques portent ici et là différents noms, telles les "causses" dans le Massif central français.


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