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9 mars 2012.

Suisse : feu vert au plan d’utilisation des eaux du Grimsel

Dans le cadre du projet d’élévation du barrage du Grimsel, le (...)

Dans le cadre du projet d’élévation du barrage du Grimsel, le gouvernement suisse a approuvé le plan de protection et d’utilisation des eaux de l’Aar et de ses affluents, déposé par le canton de Berne. Ce plan règle uniquement la question des débits résiduels et des compensations dues à une utilisation accrue de l’eau. C’est un élément indispensable à l’octroi d’une nouvelle concession à l’entreprise hydroélectrique Oberhasli SA qui exploite le barrage.

En 2007, le canton de Berne avait donné son accord au projet de rehaussement de 23 mètres des deux digues du barrage du Grimsel, dans l’Oberland bernois. L’augmentation de la capacité du lac passera de 95 à 170 millions de mètres cubes et la modification des infrastructures (y compris du tracé de la route du col) permettra à la société des Forces motrices de l’Oberhasli d’augmenter sa production d’électricité.

Ce projet, jugé vital pour la sécurité de l’approvisionnement, particulièrement aux heures de pointe, est contesté par plusieurs associations écologistes. Elles basent leur argumentation sur le fait que l’élévation du niveau d’eau du lac submergerait une part importante de la marge glaciaire de l’Oberhaar, de son site marécageux et de sa forêt d’aroles.

Le feu vert donné par le gouvernement suisse ne concerne pour le moment que le plan de protection des eaux de l’Aar. La loi en la matière prescrit, lors de prélèvements à des fins de production hydroélectrique, de laisser un volume minimal d’eau dans les rivières - ce qu’on appelle le débit résiduel - de manière à préserver les fonctions essentielles du cours d’eau, notamment pour la survie de la faune et de la flore et pour la recharge des nappes souterraines. Si ce n’est pas le cas, il faut alors prévoir des mesures de compensation.

Le plan de protection et d’utilisation des eaux de l’Aar et de ses affluents prévoit des prélèvements supérieurs au minimum légal dans quatre ruisseaux à faible valeur écologique en amont du barrage. Tout leur volume d’eau sera prélevé et aucun débit résiduel n’est prévu à la sortie du barrage. Ce tronçon ne sera toutefois pas asséché grâce aux apports d’eau provenant des versants. Les mesures compensant cette utilisation accrue de l’eau sont essentiellement prévues dans la vallée voisine du Gadmental, une haute vallée alpine qui conduit au col du Susten.

Parallèlement au projet de rehaussement du barrage, l’entreprise électrique Oberhasli SA mène deux autres grands projets destinés à flexibiliser et à augmenter la production d’hydroélectricité dans la région du Grimsel et à réduire l’impact négatif de la production hydroélectrique sur l’environnement grâce, d’une part, à une installation de pompage-turbinage et, d’autre part, à la construction d’un bassin de compensation à l’approche de la plaine pour réduire les brusques variations de niveau d’eau de l’Aar. (Source : Office fédéral de l’environnement)




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Mot d’eau

  • Nous n’avons pas de fleuves

    "Nous n’avons pas de fleuves, nous n’avons pas de puits, nous n’avons pas de sources ; seules quelques citernes, vides elles aussi, résonnent, et nous les adorons." (Georges Séféris, "Mythologies", 1935)

Glossaire

  • Piézomètre

    En hydrologie, un piézomètre est un dispositif qui permet, à partir du sol, d’avoir un accès direct à une nappe d’eau souterraine. Il s’agit d’un tube de forage par lequel on peut non seulement déterminer le niveau d’eau de la nappe et la réserve disponible, mais aussi prélever de l’eau pour analyser ses qualités physiques, chimique et biologiques. Ces différentes mesures, nécessaires pour exploiter un aquifère de manière durable, sont faites manuellement ou à l’aide de sondes automatiques.


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