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18 août 2019.

Requiem pour un glacier islandais ...

Les autorités islandaises ont officiellement inauguré une plaque (...)

Les autorités islandaises ont officiellement inauguré une plaque commémorative dédiée à l’Okjökull, le premier glacier de l’île à avoir perdu son statut dès 2014 car ses caractéristiques ne correspondaient plus aux critères scientifiques définis par les glaciologues pour qu’il puisse être encore considéré comme un véritable glacier. En 1890, l’Okjökull avait une superficie de 16 km2 de surface, le réchauffement climatique l’a aujourd’hui quasiment rayé de la carte.

"Un mémorial dédié à un glacier perdu est peut-être le meilleur moyen de comprendre pleinement ce à quoi nous sommes confrontés, explique Cymene Howe, professeure à la Rice University de Houston (USA), à l’origine de ce projet de mémorial. Nous autres anthropologues sommes sensibles au pouvoir des symboles et des cérémonies qui peuvent susciter des émotions, même pour quelque chose d’aussi lointain qu’un glacier qui n’est plus maintenant que de la ’glace morte’."

Une lettre pour l’avenir

Ok est le premier glacier islandais à perdre son statut de glacier.
Au cours des 200 prochaines années,
tous nos glaciers devraient connaître le même sort.
Ce monument atteste que nous savons ce qui se passe
et ce qui doit être fait.
Vous seuls savez si nous l’avons fait.

Le texte de ce mémorial est de l’écrivain islandais Andri Snær Magnason. La mention 415 ppm CO2 fait référence au niveau record de concentration de dioxyde de carbone enregistré dans l’atmosphère en mai 2019. (Photo Grétar Thorvaldsson/Málmsteypan Hella - Rice University)

… et pour un glacier suisse aussi

Le 22 septembre 2019, quelque 250 personnes, en habits de deuil, se sont retrouvées au pied du Pizol dans les Alpes glaronaises pour y déposer une couronne de fleurs et vivre une cérémonie d’adieu à ce glacier proche de la disparition. Situé sur un versant nord et à une altitude relativement basse (2630 à 2780 m d’altitude), ce qui a pour conséquence qu’il dépend fortement de la quantité de neige qu’il reçoit pendant l’hiver, la superficie de ce glacier n’est plus que de 6 hectares environ, selon les mesures du réseau suisse de relevés glaciologiques (GLAMOS).

Cette commémoration était organisée par plusieurs ONG suisses, dont l’Association suisse pour la protection du climat qui en avril dernier a lancé la récolte de signatures en faveur d’une initiative populaire fédérale « Pour un climat sain (initiative pour les glaciers) » qui demande en particulier que plus aucun carburant ni combustible fossiles ne soit mis en circulation en Suisse à partir de 2050.

- Site web de la commémoration au Pizol.




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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