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11 mai 2017.

Pompage-turbinage : Veytaux inaugure sa centrale

Les Forces motrices Hongrin-Léman ont inauguré la centrale de (...)

Les Forces motrices Hongrin-Léman ont inauguré la centrale de pompage-turbinage de Veytaux, sur les bords du Léman, la plus puissante de Suisse après celle de Linth-Limmern (Glaris). Avec cette installation supplémentaire, la capacité totale de la centrale a passé de 240 MW à 420 et sa production escomptée est d’environ un milliard de kilowattheures (kWh) de pointe par année, soit l’équivalent de la consommation d’environ 300’000 ménages. Les quatre partenaires impliqués dans ce projet (les trois sociétés Romande Energie, Alpiq, Groupe E, et la Ville de Lausanne) ont investi dans cet ouvrage quelque 331 millions de francs suisses.

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Schéma de fonctionnement de la centrale de pompage-turbinage
de l’Hongrin-Léman (d’après un graphisme Alpiq/FMHL)

Les deux nouveaux groupes énergétiques d’une puissance de 120 MW chacun ont été installés dans une vaste caverne (100 m de long, 25 de large, 56 de haut) et sont télécommandés depuis Lausanne. Cette installation supplémentaire permet, en périodes de grande consommation d’électricité, de turbiner l’eau du lac de l’Hongrin dans la centrale de Veytaux située 880 mètres plus bas et de la déverser dans le Léman, puis, lorsque la demande est faible, de pomper de l’eau du Léman et la remonter dans la retenue de l’Hongrin.

- En savoir plus sur le site des Forces motrices Hongrin-Léman (FMHL)




Mots-clés

Mot d’eau

  • Eurêka !

    Comment mieux exprimer l’ivresse dont la raison, heureuse, fait flotter dans l’eau et l’intuition, bienheureuse, léviter dans l’air ? Archimède sentit le mouvement et se leva de l’émotion de ces deux éléments, comme s’il entendait le murmure des ondes et la vibration du vent. Et j’entends eurêka comme ce triple écho et du corps et de l’air et de l’eau. (Michel Serres [décédé le 1er juin 2019], "Biogée", 2010)

Glossaire

  • Karst

    Ce mot, dérivé du nom d’un haut-plateau des Balkans, s’applique à un relief ou à un massif dont les roches calcaires ont été fortement érodées par l’eau, en surface (dolines, emposieux, lapiaz, etc.) et en profondeur (cavernes, grottes, gouffres, etc.), ce qui se traduit aussi au fil des infiltrations en sous-sol par des structures très complexes de circulation d’eau et de résurgences. Ces formes géologiques portent ici et là différents noms, telles les "causses" dans le Massif central français.


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