AccueilInfosDossiersPartenariats public-privé en question

18 novembre 2003.

Partenariats publics-privés en question : "les bénéfices au privé, les risques à l’État ?"

Les partenariats publics-privés apportent-ils vraiment un plus à (...)

Les partenariats publics-privés apportent-ils vraiment un plus à la coopération au développement ? Constituent-ils un moyen efficace pour de meilleurs services de base aux populations pauvres et défavorisées, en particulier quand il s’agit de fourniture d’eau potable ? Ces questions constituaient en quelque sorte l’ossature du séminaire organisé à Berne, le 18 novembre 2003, par la Communauté de travail des œuvres suisses d’entraide. Le débat n’a rien de théorique et il est bien loin d’être clos.

Panacée ou œuvre du diable ? à l’ouverture de ce Séminaire, Antonio Hautle, président de la Communauté de travail, se veut provocateur. Mais les débats montreront que les positions frisent souvent l’inconciliable. Pour rappel, les partenariats entre l’économie privée et les institutions publiques (PPP, dans le jargon de la coopération internationale) font problème.

Pour les uns, (Banque mondiale et autres agences de développement), il est clair que les pays pauvres n’ont pas les moyens de garantir des prestations de base à leurs populations. La solution passe donc par des partenariats publics-privés où chacun peut trouver son compte.

Pour les autres, les PPP ne seraient que des privatisations déguisées, fondées sur le seul calcul financier et menant tout droit au bradage des services publics. Les multinationales en tireraient tout bénéfice alors que l’État devrait supporter les risques, au détriment des clients non solvables.




Infos complémentaires

Dans ce dossier, aqueduc.info fait écho aux contributions de deux des intervenants de ce séminaire :

- Privatiser, solution pour l’accès des plus pauvres à l’eau ?
par Emanuele Lobina, Public Services International Unit (PSIRU),
University of Greenwich/London.
Lire>

- L’eau a besoin de la protection du droit international
par Rosmarie Bär, coordonnatrice de la politique de développement durable
Communauté de travail des œuvres suisses d’entraide
Lire>

Lien utile

Communauté de travail des œuvres suisses d’entraide

Mots-clés

Mot d’eau

  • L’eau de Lao-Tseu

    Parmi toutes les choses du monde, il n’en est point de plus molle et de plus faible que l’eau, et cependant, pour briser ce qui est dur et fort, rien ne peut l’emporter sur elle. Pour cela rien ne peut remplacer l’eau. Ce qui est faible triomphe de ce qui est fort ; ce qui est mou triomphe de ce qui est dur. Dans le monde il n’y a personne qui ne connaisse [cette vérité], mais personne ne peut la mettre en pratique. (Lao-Tseu, "Tao Te King", LXXVIII.)

Glossaire

  • Source « améliorée »

    Cette notion est utilisée par l’OMS pour désigner une installation d’approvisionnement en eau qui, de par la nature de sa construction, protège l’eau de façon satisfaisante de toute contamination extérieure, en particulier des matières fécales. Les sources améliorées incluent : l’eau courante sous canalisation alimentant le domicile, les forages ou puits tubulaires, les puits creusés protégés, les sources protégées et les citernes d’eau de pluie. L’eau en bouteille ne figure pas dans cette liste car la quantité d’eau ainsi fournie est limitée.


Contact Lettre d'information