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27 février 2007.

Nouvelle guerre de l’eau en Bretagne

Plusieurs locaux de l’association Eau et rivières de Bretagne (...)

Plusieurs locaux de l’association Eau et rivières de Bretagne viennent d’être saccagés par des commandos d’agriculteurs qui ont également proféré des menaces de mort à l’encontre de Gérard Borvon, président de l’association S-Eau-S, responsable « Eau » des Verts, et membre du Comité national de l’eau.

Les casseurs veulent faire obstacle à la mobilisation massive des associations de pêcheurs et d’écologistes bretons, qui s’insurgent contre la décision annoncée le 12 février dernier par le préfet de la Région Bretagne de fermer en catastrophe plusieurs captages d’eau pollués par les nitrates.

Les pouvoirs publics tentent par ce biais de soustraire la France à une lourde condamnation par la Cour de justice des communautés européennes. L’amende pourrait se chiffrer à 10,9 millions d’euros, assortie d’astreintes financières d’un montant de 100 000 euros par jour. Au total la facture pourrait atteindre les 100 millions d’euros.

Ecologistes et pêcheurs dénoncent la duplicité de l’Etat qui va faire payer la note de la pollution par les nitrates aux usagers du service public de l’eau.

Introduction de l’article très documenté de Marc Laimé à lire sur son blog eauxglacees.com

Voir aussi : Guerre de l’eau en Bretagne : la chasse à "l’écol-eau" est ouverte, sur le site de l’association S-Eau-S




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Glossaire

  • Débâcle

    Dislocation soudaine de la couverture de glace d’un cours d’eau dont les blocs sont alors emportés rapidement par le courant. Lorsqu’il s’agit de la rupture d’une barrière naturelle de glace formant une retenue d’eau, on parle alors de vidange brutale de lac glaciaire (connue sous l’acronyme anglais de GLOF, “Glacial lake outburst flood”). Dans les deux cas, ce phénomène peut entraîner de graves inondations, voire des catastrophes.

Mot d’eau

  • « Et tous ces gens
    dans l’eau ... »

    “Je pense toujours à cette rivière quelque part, avec cette eau qui coule vraiment vite. Et tous ces gens dans l’eau, qui essaient de se raccrocher les uns aux autres, qui s’accrochent aussi fort qu’ils peuvent, mais à la fin c’est trop difficile. Le courant est trop puissant. Ils doivent lâcher prise, se laisser emporter chacun de son côté. Je pense que c’est ce qui nous arrive, à nous.” (Kazuo Ishiguro, "Auprès de moi toujours", 2005)


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