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27 septembre 2005.

Montréal reconnaît l’eau comme un bien commun et un droit humain fondamental

Le Conseil municipal de la Ville de Montréal a officiellement (...)

Le Conseil municipal de la Ville de Montréal a officiellement adhéré à la Déclaration sur l’eau de la Campagne nationale canadienne lancée par l’association « Développement et Paix ». Les élus locaux ont reconnu que l’eau constitue un bien commun et que l’accès à l’eau potable est un droit humain fondamental.

La métropole québécoise se joint ainsi à quelque 89 municipalités canadiennes - dont 74 au Québec - et à plus de 230’000 personnes qui ont déjà signé cette Déclaration qui est ouverte à l’adhésion des citoyens et des municipalités jusqu’à mars 2006. Les déclarations signées seront alors remises au gouvernement du Canada afin de lui rappeler la valeur de l’eau pour les citoyennes et les citoyens et influencer positivement les politiques du pays en la matière.

La campagne triennale 2003-2006 « L’eau : la vie avant le profit » de l’association « Développement et Paix » exhorte le Canada à promouvoir un accès universel à l’eau potable, à l’échelle nationale et internationale. Cette campagne demande au gouvernement fédéral d’appuyer les services d’eau publics ou coopératifs fondés sur une véritable participation des collectivités locales. Au mois d’août 2005, une délégation de l’association a déjà remis plus de 227’000 cartes postales signées par des citoyennes et citoyens du pays au bureau du ministre fédéral des Finances. Les cartes postales invitaient le Canada à exiger de la Banque mondiale qu’elle mette fin aux pressions subies par les pays pauvres pour qu’ils privatisent leurs services de distribution d’eau.

Les quatre principes de la Déclaration sur l’eau

1. L’eau est un don sacré reliant toute source de vie ;
2. L’accès à l’eau potable est un droit humain fondamental ;
3. La valeur de l’eau douce pour le bien commun a priorité sur toute valeur commerciale ;
4. L’eau potable est un héritage

Le texte de la carte postale adressée au Premier Ministre du Canada

"Je considère que l’eau est un don sacré à la source de toute vie. Sa valeur pour le bien commun a priorité sur toute valeur commerciale. En Afrique, en Asie et en Amérique latine, des compagnies privées prennent le contrôle de services publics d’eau. La privatisation de ces services augmente aussi ailleurs dans le monde, y compris en Amérique du Nord. Un bien commun est ainsi transformé en marchandise. Les personnes qui ne peuvent payer sont privées d’eau potable. Enfin, les écosystèmes locaux risquent d’être davantage menacés. J’exige donc du gouvernement du Canada qu’il assure l’accès universel à l’eau potable, tant au niveau national qu’international, dès maintenant et pour les générations futures, en décidant :

    • d’appuyer les services d’eau publics ou coopératifs fondés sur une véritable participation des communautés locales ;
    • de s’opposer aux politiques et ententes fédérales, bilatérales et multilatérales qui favorisent la privatisation des services d’eau ;
    • de protéger et préserver les sources naturelles d’eau.

(Source : communiqué « Développement et Paix »)


La campagne de la "Déclaration de l’Eau" sur le site de "Développement et Paix"




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Glossaire

  • Eau de Javel

    Appellation populaire, du nom d’un quartier parisien, d’une solution aqueuse d’hypochlorite de sodium, de couleur jaunâtre et à forte odeur de chlore, souvent employée, diluée dans l’eau, comme désinfectant, détachant ou décolorant. De nombreux produits ménagers de nettoyage, de lessive et de vaisselle en contiennent à des concentrations variables. Elle est également utilisée pour la potabilisation de l’eau, dans les piscines, dans les stations d’épuration et dans l’industrie, notamment dans les papeteries.

Mot d’eau

  • La communauté, nappe souterraine

    “La communauté est une nappe affective souterraine et chacun boit la même eau à cette source et à ce puits qu’il est lui-même – mais sans le savoir, sans se distinguer de lui-même, de l’autre ni du Fond.” (Michel Henry, "Phénoménologie matérielle", 1990)


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