AccueilInfosOn en parle

2 mars 2006.

Menaces pétrolières sur le lac Baïkal

La compagnie d’État russe Transneft a le projet de construire un (...)

La compagnie d’État russe Transneft a le projet de construire un oléoduc reliant Irkoutsk, près du lac Baïkal, à Perevoznaya, près de Vladivostok, sur le Pacifique. Avec ses 4’200 kilomètres de longueur, ce serait alors le plus grand oléoduc du monde. Capacité de transport prévue : 80 millions de tonnes de pétrole par an. Coût : 15 milliards d’euros. Le projet a le soutien du président Vladimir Poutine.

Problème : l’oléoduc passerait à quelque 800 mètres du lac Baïkal. Cette "perle de Sibérie" est le plus ancien lac du monde, formé il y a 25 millions d’années, long de 600 kilomètres sur 60 kilomètres de large, d’une profondeur dépassant les 1’600 mètres et constituant une réserve de faune aquatique unique.

L’oléoduc, qui présenterait de gros risques de pollution en cas de rupture, d’accident ou de séisme, est fermement combattu par les écologistes russes. Mais aussi par l’UNESCO et par son Comité du patrimoine mondial, car le lac Baïkal est inscrit depuis 1996 au nombre de ses sites protégés. Le Comité est d’avis que "tout développement d’oléoduc franchissant le bassin versant du lac Baïkal et de ses principaux affluents justifierait l’inscription du lac sur la liste du Patrimoine mondial en péril".

Un important groupe d’experts russes, dans un rapport remis à l’organisme étatique Rostekhnadzor (service fédéral pour la supervision écologique, technologique et atomique), estime que l’oléoduc créerait "un danger potentiel important" pour le lac. Mais la société Transneft s’oppose à son contournement qui renchérirait le coût du projet et se dit prête à prouver en justice que les objections avancées sont illégitimes. (Source : Le Monde)




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


Contact Lettre d'information