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24 août 2005.

Les marais irakiens en voie de réhabilitation

Après une décennie de déclin et la disparition presque totale des (...)

Après une décennie de déclin et la disparition presque totale des marais de Mésopotamie, près de 40 pour cent de leur surface de 1970 a déjà été reconquise. Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le « jardin d’Eden » serait donc en pleine renaissance, mais leur pleine restauration prendra encore plusieurs années.

De nouvelles photographies satellites et une analyse préliminaire du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ont permis de constater un taux de rétablissement véritablement phénoménal des marais du sud irakien, habitat naturel pour l’homme, la faune, et la flore. Depuis deux ans, on y assiste à une augmentation rapide du niveau de l’eau et de la végétation.

Commentaire de Klaus Toepfer, directeur exécutif du PNUE : « la quasi destruction des marais irakiens sous le régime de Saddam Hussein a provoqué un désastre écologique et humain sans commune mesure, qui a privé les Arabes des marais de leur culture et de leur mode de vie ancestraux, du poisson dont ils se nourrissent et de la plus cruciale des ressources naturelles, à savoir l’eau douce (…) L’évidence de leur rétablissement rapide est un signe positif pour l’environnement et les communautés locales ; ce rétablissement doit également être perçu comme un gage plus grand de paix et de sécurité pour le peuple irakien et la région en général. »

Ces résultats ont été obtenus grâce à un projet lancé en 2004 par le PNUE, avec l’appui de la coopération japonaise, pour aider l’Irak à restaurer son environnement et à fournir de l’eau potable aux quelque 100’000 personnes habitant dans ou près des marais. Il a été fait appel pour cela à des écotechnologies, comme la réhabilitation des lits de roseaux et autres écosystèmes des marais qui remplissent la fonction de filtres à eau naturels. À signaler aussi la création d’un réseau internet d’information sur les marais et l’organisation d’activités de formation technique.

L’un des plus grands écosystèmes de zones humides du monde

Avec leurs 9,000 km2 de zones humides permanentes, les marais irakiens représentent l’un des plus grands écosystèmes de zones humides du monde. Au moment de la chute du précédent régime irakien en 2003, ces marais – avec leur riche biodiversité et leur héritage culturel unique – ne couvraient plus que 760 km2.

En 2001, le PNUE avait alerté le monde sur cette situation critique en diffusant des images satellites montrant que 90 pour cent de ces légendaires zones humides, habitat d’espèces aussi rares et uniques que l’ibis sacré et lieu de reproduction pour les poissons du Golfe, avaient été détruites.

En 2003, suite à la chute du régime irakien, la population locale entreprit d’ouvrir les vannes et des brèches dans les digues afin d’acheminer l’eau à nouveau dans les marais.

Source : Communiqué de presse PNUE, 24 août 2005




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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