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3 novembre 2016.

Les glaciers suisses ont un peu moins fondu en 2016

900 millions de mètres cubes : c’est la masse de glace qui a fondu (...)

900 millions de mètres cubes : c’est la masse de glace qui a fondu entre octobre 2015 et septembre 2016 sur les glaciers de Suisse. C’est-à-dire l’équivalent ou presque de la consommation annuelle d’eau potable du pays. Les chercheurs du Réseau suisse des relevés glaciologiques (GLAMOS) qui ont obtenu ce chiffre par extrapolation de leurs observations estiment que le volume des glaciers encore existant a donc reculé cette année de 1,5%. Ce niveau de fonte se situe certes dans la moyenne des valeurs enregistrées durant la dernière décennie, en dessous de celui des années comme 2003 ou 2015, mais il reste très préoccupant.

Après les abondantes chutes de neige du printemps, lit-on dans un communiqué publié par les Académies suisses des sciences, la situation se présentait bien : la couverture neigeuse des glaciers suisses est restée longtemps intacte, mais la fin de l’été trop chaude a entraîné une fonte plus importante. Un bilan de masse, établi en septembre 2016 pour vingt glaciers, a révélé un bilan négatif : une fois de plus, ils sont dans les chiffres rouges.

De grandes différences entre les régions ont été constatées durant l’été 2016 : les glaciers de l’ouest de la Suisse et de l’Oberland bernois n’ont présenté que des pertes d’épaisseur plutôt moyennes, d’environ 30 cm aux glaciers du Tsanfleuron et de la Plaine Morte –alors que l’année précédente ils affichaient les pertes les plus fortes.

Le sud du Valais et l’Engadine subissent en revanche de sérieuses pertes. Sur certains glaciers, la fonte s’est même accentuée par rapport à la canicule de 2015. Celui de Gries, en Valais, est celui qui a le plus souffert : il a perdu presque deux mètres d’épaisseur. Le bilan de masse des glaciers en Suisse centrale et orientale reste dans la moyenne des dix dernières années : la fonte des glaciers continue.

Les différences entre les versants nord et les versants sud des Alpes s’expliquent avant tout par la différence d’épaisseur de la neige en haute montagne durant l’hiver. (Source : Académies suisses des sciences)




Mots-clés

Mot d’eau

  • Eurêka !

    Comment mieux exprimer l’ivresse dont la raison, heureuse, fait flotter dans l’eau et l’intuition, bienheureuse, léviter dans l’air ? Archimède sentit le mouvement et se leva de l’émotion de ces deux éléments, comme s’il entendait le murmure des ondes et la vibration du vent. Et j’entends eurêka comme ce triple écho et du corps et de l’air et de l’eau. (Michel Serres [décédé le 1er juin 2019], "Biogée", 2010)

Glossaire

  • Karst

    Ce mot, dérivé du nom d’un haut-plateau des Balkans, s’applique à un relief ou à un massif dont les roches calcaires ont été fortement érodées par l’eau, en surface (dolines, emposieux, lapiaz, etc.) et en profondeur (cavernes, grottes, gouffres, etc.), ce qui se traduit aussi au fil des infiltrations en sous-sol par des structures très complexes de circulation d’eau et de résurgences. Ces formes géologiques portent ici et là différents noms, telles les "causses" dans le Massif central français.


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