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21 juin 2006.

Les Suisses donnent de bonnes notes à l’eau du robinet

La consommation d’eau du robinet est plus populaire que jamais. (...)

La consommation d’eau du robinet est plus populaire que jamais. Près des trois quarts de la population suisse en boivent régulièrement et le nombre de buveurs d’eau du robinet a augmenté de 10% au cours des cinq dernières années. L’eau potable du robinet fraîche fait même un peu mieux que l’eau minérale en bouteilles. Ce constat est l’une des principales conclusions d’un sondage commandé par la Société Suisse de l’Industrie du Gaz et des Eaux (SSIGE).

Cette grande popularité de l’eau du robinet est confirmée par l’évaluation de la qualité de l’eau potable. Neuf Suisses sur dix considèrent que la qualité de leur eau potable est bonne. Près de la moitié la trouve même très bonne. Le nombre de consommateurs satisfaits de la qualité est lui aussi en nette augmentation.

La comparaison avec l’eau minérale va dans le même sens. L’eau du robinet est même légèrement mieux classée que l’eau minérale. Pour 80% du public, la qualité de l’eau potable est équivalente ou supérieure à celle de l’eau minérale.

Les Alémaniques des champs mieux que les Latins des villes

Géographiquement parlant, la bonne qualité de l’eau potable est clairement mieux perçue en Suisse alémanique et rurale qu’en Suisse latine et citadine. Les Zurichois font exception : ils jugent un peu plus favorablement la qualité de l’eau de leur ville que la moyenne nationale. Les Suisses alémaniques ont tendance à en boire un peu plus souvent que les Romands ou les Tessinois.

À noter aussi que la consommation d’eau du robinet augmente avec le niveau d’instruction et qu’elle est plus élevée chez les femmes que chez les hommes.

L’eau du robinet reste pourtant mal connue

S’agissant cette fois des connaissances du public quant aux besoins en eau, à son prix et aux quantités consommées, le sondage a révélé d’importantes lacunes. Seul un faible pourcen­tage a estimé à juste titre que la consommation d’eau était en régression depuis quelques années. Plus des deux tiers des sondés ignorent le coût de l’eau potable alors qu’un même pourcentage de personnes interrogées pense que le prix de l’eau est correct. Pour mémoire, en Suisse, un litre d’eau potable livré à domicile ne coûte en moyenne que quelque 0,17 centime.

Cependant, les consommateurs d’eau considèrent qu’ils sont mieux informés. Le sujet de l’eau potable suscite toujours un vif intérêt, une personne sur six se dit même très intéressée par l’eau potable et une majorité d’entre elles souhaite que les distributeurs d’eau donnent davantage d’informations sur cette denrée ali­mentaire essentielle.

Confiance accrue envers les distributeurs

La confiance dans la distribution d’eau est également à la hausse, plus de 80% des sondés déclarent avoir une confiance élevée dans leur distributeur d’eau. La Suisse latine, les adolescents et les personnes ayant un faible niveau d’études sont un peu moins confiants que la moyenne.

L’image de marque du distributeur se fonde sur des bases plus larges aujourd’hui que celles relevées il y a cinq ans : davantage de consommatrices et consom­mateurs souhaitent l’évaluer et sont en mesure de le faire, bien que les entreprises de distri­bution d’eau soient toujours peu connues.

Net refus de la privatisation

Les sondés restent toujours convaincus à plus de 90% que la distribution d’eau potable relève d’entreprises du service public, qui devraient toutefois être autorisées à réaliser un bénéfice limité. Toute idée de privatisation est clairement rejetée. La population est en outre d’avis que l’État, en tant que surveillant de marché, doit contrôler la distribution d’eau.

Ce sondage, commandé par la SSIGE en collaboration avec l’Office zurichois des déchets, de l’eau, de l’énergie et de l’air, a été réalisé par l’Institut DemoScope entre le 22 mars et le 12 avril 2006 auprès de 2277 personnes âgées de 15 à 74 ans. La représentativité de l’échantillon était assez semblable à celui d’un précédent sondage mené en 2001.

Documentation détaillée disponible sur le site de la SSIGE (en allemand)




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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