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1er mars 2006.

Le tribunal latino-américain de l’eau tiendra séance publique

Pour la première fois, du 13 au 20 mars au Mexique, le Tribunal (...)

Pour la première fois, du 13 au 20 mars au Mexique, le Tribunal latino-américain de l’eau va siéger en audition publique pour traiter de six cas d’atteinte à l’environnement au Mexique, notamment ceux de la rivière Coatzacoalcos et des populations indigènes mazahuas. Pour Silke Helfrich, directeur de la Fondation Heinrich Böll au Mexique, ce tribunal n’existe qu’en raison de l’inefficacité des systèmes judiciaires latino-américains. Si la justice environnementale était appliquée, ce tribunal à caractère moral n’aurait pas à être convoqué.

En Amérique latine, qui détient 46 pour cent de l’eau douce disponible dans le monde, il y a pourtant crise de l’eau, principalement dans les régions pauvres en ressources. Les organisateurs du tribunal l’attribuent à la mauvaise planification industrielle et agricole et mettent le doigt, par exemple, sur l’insuffisance de traitement des eaux résiduelles (14% en moyenne pour le sous-continent). Ils reprochent également aux gouvernements de ne chercher à résoudre les problèmes de l’eau qu’au travers des privatisations. Mais, ce faisant, disent-ils, ils ne s’attaquent pas aux racines du mal mais livrent les réserves d’eau aux multinationales.

Les cas mexicains soumis au tribunal concernent entre autres le projet hydro-électrique de la Parota qui devrait inonder 17’000 hectares de terre et provoquer le déplacement de quelque 25’000 personnes, la pollution par hydrocarbures des eaux et des rives du Rio Coatzacoalcos qui touche 15’000 habitants, et le pompage des eaux du bassin du Cutzamala pour alimenter la ville de Mexico, au grand dam des communautés mazahuas directement concernées et qui se battent pour leur survie et pour la sauvegarde de leur environnement. (Source : La Jornada, Mexico)




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Glossaire

  • Débâcle

    Dislocation soudaine de la couverture de glace d’un cours d’eau dont les blocs sont alors emportés rapidement par le courant. Lorsqu’il s’agit de la rupture d’une barrière naturelle de glace formant une retenue d’eau, on parle alors de vidange brutale de lac glaciaire (connue sous l’acronyme anglais de GLOF, “Glacial lake outburst flood”). Dans les deux cas, ce phénomène peut entraîner de graves inondations, voire des catastrophes.

Mot d’eau

  • « Et tous ces gens
    dans l’eau ... »

    “Je pense toujours à cette rivière quelque part, avec cette eau qui coule vraiment vite. Et tous ces gens dans l’eau, qui essaient de se raccrocher les uns aux autres, qui s’accrochent aussi fort qu’ils peuvent, mais à la fin c’est trop difficile. Le courant est trop puissant. Ils doivent lâcher prise, se laisser emporter chacun de son côté. Je pense que c’est ce qui nous arrive, à nous.” (Kazuo Ishiguro, "Auprès de moi toujours", 2005)


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