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27 juillet 2017.

Le long des canaux
des Trois-Lacs (1)

QUATRE RANDONNÉES POUR MIEUX COMPRENDRE LES EFFETS DE LA CORRECTION DES EAUX DU JURA


1. LES CANAUX DE LA BROYE ET DE LA THIELLE


La correction des eaux du Jura a 150 ans. Ce projet, initié en 1867 par la Confédération et les cinq cantons riverains de l’Aar et des trois lacs de Morat, Neuchâtel et Bienne, est sans aucun doute l’un des plus importants et des plus spectaculaires jamais réalisés en Suisse en matière d’aménagement des eaux. Il s’agissait alors de lutter contre les fréquentes et catastrophiques inondations, et en même temps de transformer cette grande plaine marécageuse en terres propices au développement agricole.

Durant les 23 années que durèrent les travaux de la première correction, quatre grands chantiers furent ouverts :
- deux pour canaliser et approfondir deux cours d’eaux, la Broye et la Thielle, qui reliaient naturellement les lacs,
- un troisième, depuis Aarberg, pour détourner les eaux de l’Aar vers Hagneck et le lac de Bienne,
- et un quatrième, entre Nidau et Büren, pour augmenter le débit de sortie de l’Aar du lac de Bienne.

L’album ci-dessous propose un choix de photos réalisées en juillet 2017 lors de randonnées pédestres d’une soixantaine de kilomètres le long de ces quatre canaux. (Photos aqueduc.info -CC BY-SA.)

Pour en savoir plus sur la correction des eaux du Jura,
voir le dossier spécial qui lui a été consacré dans aqueduc.info en été 2017


- Voir la suite de l’album : 2. Les canaux de Hagneck et de Nidau-Büren



Mots-clés

Mot d’eau

  • Eurêka !

    Comment mieux exprimer l’ivresse dont la raison, heureuse, fait flotter dans l’eau et l’intuition, bienheureuse, léviter dans l’air ? Archimède sentit le mouvement et se leva de l’émotion de ces deux éléments, comme s’il entendait le murmure des ondes et la vibration du vent. Et j’entends eurêka comme ce triple écho et du corps et de l’air et de l’eau. (Michel Serres [décédé le 1er juin 2019], "Biogée", 2010)

Glossaire

  • Karst

    Ce mot, dérivé du nom d’un haut-plateau des Balkans, s’applique à un relief ou à un massif dont les roches calcaires ont été fortement érodées par l’eau, en surface (dolines, emposieux, lapiaz, etc.) et en profondeur (cavernes, grottes, gouffres, etc.), ce qui se traduit aussi au fil des infiltrations en sous-sol par des structures très complexes de circulation d’eau et de résurgences. Ces formes géologiques portent ici et là différents noms, telles les "causses" dans le Massif central français.


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