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2 septembre 2013.

Le chantier de la centrale de l’Hongrin-Léman à mi-parcours

Les travaux souterrains qui doivent permettre de doubler la (...)

Les travaux souterrains qui doivent permettre de doubler la puissance de la centrale de pompage-turbinage de l’Hongrin-Léman sont aujourd’hui à mi-parcours. Le réaménagement des installations de Veytaux (commune, soit dit en passant, qui s’enorgueillit du célèbre Château de Chillon) postule la construction non seulement de nouvelles galeries et conduites, mais aussi d’une vaste caverne qui abritera deux groupes supplémentaires de pompage-turbinage. Cette centrale parallèle utilisera les mêmes infrastructures hydrauliques que celle qui fonctionne depuis 1971 et devrait être mise en service en 2015.

Sauf en petites quantités (dans des batteries d’accumulateurs, par exemple) l’électricité ne peut pas être stockée. Cela implique donc que sa production et sa consommation soient synchronisées, ce qui n’est pas le moindre des défis pour les entreprises qui doivent sans cesse et immédiatement adapter leur offre aux variations des besoins d’énergie.

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Le Lac de l’Hongrin et son barrage à double voûte
(photo © aqueduc.info)

Il est par contre possible de mieux gérer la quantité d’eau disponible dans les lacs d’accumulation des barrages et de profiter ainsi d’une plus grande flexibilité dans la production d’électricité. Pour faire face à la demande croissante aux heures de pointe et à la nécessité d’équilibrer le rapport entre l’énergie produite et consommée sur le réseau, les Forces motrices Hongrin-Léman (FMHL) ont donc décidé - à l’instar d’autres grands projets à la Grande Dixence, à Mauvoisin et au Grimsel par exemple – de miser sur une plus grande capacité de pompage-turbinage.

Concrètement, en périodes de grande consommation d’électricité, l’eau du lac de l’Hongrin est turbinée 880 mètres plus bas dans la centrale de Veytaux et déversée dans le Léman. Lorsque la demande est faible, on pompe alors de l’eau dans le Léman et on la remonte dans celui de l’Hongrin.

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La caverne des machines
en cours d’excavation
(photo © alpiq/dpicard)

L’installation de deux groupes supplémentaires de pompage-turbinage d’une puissance de 240 MW permettra de produire environ un milliard de kWh par année, soit près du double de la production actuelle (520 millions de kWh). Ces nouveaux équipements – pompes, turbines, alternateurs - seront installés dans une immense caverne dont les trois quarts ont déjà été excavés et qui, à terme, mesurera 100 mètres de long, 25 de large et 56 de haut.

Ce projet, explique-t-on du côté de FMHL, est le complément idéal au développement des énergies renouvelables : "il permettra de stocker sous forme hydraulique (par pompage) les excédents des éoliennes les nuits de fort vent ou des panneaux photovoltaïques durant les belles journées ensoleillées. Cette énergie excédentaire ainsi stockée pourra être restituée lors des consommations de pointe ou lorsque la météo sera moins propice aux énergies renouvelables."


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Schéma de fonctionnement de la centrale de pompage-turbinage
de l’Hongrin-Léman (d’après un graphisme Alpiq/FMHL)


Restent cependant un certain nombre d’interrogations liées d’une part à la gestion et à la rentabilité d’une installation qui devra forcément consommer de l’énergie pour pomper l’eau du Léman et l’amener au barrage, en profitant des variations de prix à différents moments de la journée en fonction de la demande, et d’autre part à l’évolution du marché européen de l’électricité où cet écart tarifaire s’est précisément considérablement réduit en raison de la production massive d’énergies renouvelables, principalement en Allemagne. (bw)

- En savoir plus sur le site des
Forces Motrices Hongrin-Léman (FMHL)




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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