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9 avril 2013.

La vérification de sécurité sismique des barrages suisses va de l’avant

Dix ans après le début de la campagne de vérification de la (...)

Dix ans après le début de la campagne de vérification de la résistance aux séismes des ouvrages d’accumulation placés sous la surveillance directe de la Confédération, l’Office fédéral de l’énergie dresse un état des lieux provisoire : il est déjà en possession des dossiers portant sur plus des deux tiers des 206 ouvrages concernés, dont 61 figurant dans la liste des 77 plus grands aménagements hydroélectriques du pays. Les exploitants avaient jusqu’à fin mars 2013 pour livrer le résultat de leurs contrôles. Ceux qui ne l’ont pas encore fait bénéficient d’une prolongation du délai de remise de leurs dossiers.

La Suisse compte actuellement plus de 220 grands barrages soumis à la surveillance de la Confédération et près d’un millier de petites installations contrôlées par les cantons. Ces ouvrages sont sûrs, mais compte tenu de leur vieillissement (de nombreux barrages ont été construits il y a plus d’un demi-siècle) et de leurs réaménagements ultérieurs, assurer leur sécurité est devenu une tâche toujours plus complexe, parfois même plus difficile que d’en construire à neuf, si l’on en croit certains experts.

Les matériaux qui ont servi à leur construction peuvent évoluer et se fragiliser, et les retenues ont vu s’accumuler quantité de sédiments suite au réchauffement climatique et au recul des glaciers. Par ailleurs, et compte tenu de la décision prise par le gouvernement fédéral de sortir du nucléaire, les barrages d’accumulation continueront de figurer en tête de liste des stratégies énergétiques. Faute de pouvoir en construire de nouveaux, restent deux solutions : les surélever et/ou recourir au pompage-turbinage. Les normes de résistance à des dangers sismiques ont également été renforcées.

La sécurité des barrages repose en Suisse sur trois piliers essentiels : d’abord la sécurité de leur construction, ensuite la surveillance permanente de leur comportement, enfin un dispositif d’alarme et d’évacuation en cas d’urgence. La campagne de vérification systématique des ouvrages placés directement sous la surveillance de la Confédération concerne la totalité des installations : le barrage proprement dit, le réservoir et ses rives, les organes de vidange et d’évacuation des crues, etc. Il appartient à chaque exploitant de démontrer que toute rupture qui pourrait provoquer un écoulement non contrôlé de l’eau du bassin d’accumulation est exclue en cas de séisme extrême. Et si cette exigence n’est pas remplie, l’exploitant se doit de prendre des mesures adéquates de construction ou d’exploitation.

Le rapport intermédiaire de l’Office fédéral de l’énergie note par exemple qu’en Valais des travaux de confortement sismique de plusieurs ouvrages ont déjà été réalisés (Bortelsee, Les Toules), sont en cours de réalisation (Illsee), à l’étude (Cleuson, Illgraben) ou en projet (Vieux‐Emosson). (Source : OFEN)


- Voir les informations concernant les barrages sur
le site de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN)




Infos complémentaires

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Barrage de Mauvoisin (Valais)
@ iStockphoto/Leeman

:: La surveillance des barrages suisses

- Les grands barrages suisses ont été construits entre 1950 et 1970, entre autres ceux de la Grande Dixence et de Mauvoisin en Valais, de Contra et de Luzzone au Tessin, qui tous ont une hauteur dépassant les 200 mètres.

- Dès 1957, les barrages d’une hauteur de retenue d’au moins 10 mètres ou d’une hauteur de retenue d’au moins 5 mètres et d’une capacité de retenue de plus de 50’000 mètres cubes ont été placés sous la surveillance de la Confédération. On en compte actuellement 227 (pour 206 ouvrages d’accumulation).

- Depuis 1999, la Confédération assure également la haute surveillance des cantons, lesquels ont la tâche et la compétence de contrôler un millier de petites installations (bassins de retenue pour l’utilisation de la force hydraulique, l’approvisionnement en eau, l’irrigation, l’enneigement artificiel ou la pisciculture).

- Les barrages sont classés en trois classes, en fonction de leur hauteur et du volume de leur retenue. Selon les cas, la sécurité des installations doit être vérifiée pour un séisme extrême survenant tous les 10’000 ans, tous les 5’000 ans ou tous les 1’000 ans. (Source:OFEN)

Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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