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22 août 2011.

La sécurité alimentaire passe par la promotion des ’agro-écosystèmes’

Il faut repenser rapidement et radicalement les pratiques (...)

Il faut repenser rapidement et radicalement les pratiques agricoles si l’on veut sauver les principaux greniers de la planète : leurs ressources s’épuisent au point de menacer l’approvisionnement mondial en eau douce. C’est le message délivré conjointement à Stockholm, au premier jour de la traditionnelle Semaine mondiale de l’Eau, par l’Institut international de gestion de l’eau (IWMI) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

Avec les mêmes pratiques agricoles et les mêmes comportements alimentaires, il faudra pratiquement deux fois plus d’eau qu’aujourd’hui pour nourrir les neuf milliards de personnes que pourrait compter la planète dans une quarantaine d’années. D’ailleurs, plusieurs régions à forte production agroalimentaire, telles les plaines du nord de la Chine, le Pendjab en Inde ou l’Ouest américain, sont quasiment arrivées à la limite de leurs ressources en eau.

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Faisant écho à ce constat, les auteurs d’un nouveau rapport commun de l’IWMI et du PNUE - An Ecosystem Services Approach to Water and Food Security (une approche de l’eau et de la sécurité alimentaire basée sur les services écosystémiques) - notent que produire de la nourriture et protéger l’environnement se révèlent trop souvent des objectifs contradictoires. Leur conviction est qu’au contraire seules des politiques concertées entre environnement et agriculture permettront d’augmenter la productivité agricole tout en préservant les ressources naturelles comme l’eau et de protéger les différents écosystèmes.

Pour Eline Boelee, de l’IWMI, “l’agriculture est à la fois une cause majeure et une des grandes victimes de la dégradation des écosystèmes. Et il n’est pas évident que nous puissions continuer d’augmenter les rendements avec les pratiques actuelles. L’intensification durable de l’agriculture est une priorité pour la sécurité alimentaire future, mais nous devons adopter une approche territoriale mieux intégrée”.

Un autre rapport de l’IWMI - Wetlands, Agriculture and Poverty Reduction (Zones humides, agriculture et lutte contre la pauvreté) - met d’ailleurs en garde contre l’idée de protéger les zones humides en excluant tout simplement l’agriculture. Plutôt que de se focaliser essentiellement sur la préservation de ces zones et d’ignorer leur potentiel d’accroissement de la production alimentaire, il importe de trouver un équilibre et de promouvoir des pratiques agricoles adéquates qui assurent une production alimentaire durable tout en protégeant les écosystèmes. Sécurité alimentaire et santé des écosystèmes vont de pair

Le PNUE et l’IWMI et leurs collaborateurs avancent plusieurs exemples d’une intégration réussie entre ces deux objectifs. Il existe ainsi, selon leurs experts, de multiples possibilités d’utiliser la végétation arborée pour à la fois augmenter la production alimentaire et améliorer l’écosystème environnant. Planter des arbres et des haies permet non seulement de lutter contre les gaz à effets de serre, mais freine aussi le ruissellement et l’érosion du sol, retient davantage d’eau pour les cultures et réalimente les nappes souterraines. (Source : PNUE/IMWI)


(*) L’Institut international de gestion de l’eau (IWMI), qui a son siège principal à Colombo (Sri Lanka), est une organisation de recherche scientifique sans but lucratif, centrée sur l’utilisation durable des terres et des ressources en eau dans l’agriculture, au bénéfice des populations pauvres des pays en développement. Le rapport An Ecosystem Services Approach to Water and Food Security est disponible sur le site de l’IWMI

- Site de la Semaine mondiale de l’Eau de Stockholm (en anglais)




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Mot d’eau

  • La vie, plusieurs eaux

    “Il y a plusieurs durées dans votre vie. Il y a plusieurs eaux mélangées dans le temps. L’enfance fait comme un courant profond dans la rivière du jour. Vous y revenez souvent, comme on revient chez soi après beaucoup d’absence.” (Christian Bobin, "La part manquante", 1989)

Glossaire

  • Robinet

    Le mot vient de Robin, un sobriquet que jadis, dans les récits moyenâgeux, on donnait au mouton. Chez Rabelais par exemple. On l’employa ensuite pour désigner la pièce - souvent décorée d’une tête stylisée de mouton ou de bélier - installée sur le tuyau d’écoulement d’une fontaine pour fermer, ouvrir ou régler son débit d’eau. L’expression "tenir le robinet" signifiait d’ailleurs : user d’une chose à sa volonté. On notera que pour parler du robinet la langue allemande utilise le mot ... "Hahn", le coq !


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