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28 septembre 2003.

La plus grande plaque de la banquise arctique s’est rompue

A 800 kilomètres du Pôle Nord, la plate-forme de glace Ward Hunt (...)

A 800 kilomètres du Pôle Nord, la plate-forme de glace Ward Hunt servait de déversoir au glacier de l’île canadienne d’Ellesmere. Elle vient de se briser en deux grands blocs et plusieurs petits icebergs, vidant du même coup le lac d’eau douce qui abritait un véritable "écosystème des milieux extrêmes".

Ce sont trois chercheurs nord-américains qui révèlent, dans la dernière édition du Geophysical Reviews Letters, ce qu’ils appellent "une catastrophe sans précédent" due, selon eux, au réchauffement climatique de la Terre.

Cette banquise, d’une épaisseur de 30 à 40 mètres, avait la forme d’une immense langue sur l’eau et servait d’écoulement naturel du glacier dans l’océan Arctique. En un siècle, elle avait déjà perdu 90% de sa surface et ne mesurait plus que quelques 450 km2. Ward Hunt était la plus grande de ses plaques subsistantes. Son processus de désintégration semblait s’être accéléré depuis deux ou trois ans.

La nappe d’eau douce qui était jusque-là contenue dans une sorte de fjord a profité de la brèche pour s’écouler vers l’océan. Or cet écosystème particulier abritait des planctons aussi bien adaptés à l’eau douce qu’à l’eau de mer et des espèces végétales et animales résistant aux conditions extrêmes du continent arctique.

Si les chercheurs attribuent cette catastrophe au réchauffement planétaire, c’est parce que depuis plusieurs années il ne cessent de relever une augmentation des températures au-delà du seuil critique de zéro degré où les plates-formes de glaces commencent à se désintégrer.

Les conséquences de la rupture de Ward Hunt, selon eux, ne devraient cependant être que locales. Il n’en serait pas de même si, à très long terme (deux ou trois siècles) les glaces du Groenland devaient subir le même sort).


Mueller, D. R., Vincent, W. F & Jeffries, M. O.
Break-up of the largest Arctic ice shelf and associated loss of an epishelf lake.
Geophysical Research Letters, published online.




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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