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26 octobre 2020.

La lune recèle plus d’eau que ce que l’on pensait

La NASA a confirmé avoir découvert, grâce à son Observatoire (...)

La NASA a confirmé avoir découvert, grâce à son Observatoire stratosphérique pour l’astronomie infrarouge (SOFIA) et un téléscope installé dans un Boeing 747, la présence d’eau sur la surface de la lune éclairée par le soleil et pas seulement dans les espaces froids situés à l’ombre. Pour l’agence spatiale américaine et même s’il n’est pour l’instant question que de faibles quantités, cette découverte « remet en question notre compréhension de la surface lunaire » et soulève « de nouvelles questions sur la façon dont l’eau y est créée et comment elle s’y maintient ». Ces observations, qui font l’objet de deux études publiées par la revue Nature Astronomy, s’appuient sur des années de recherches concernant la présence d’eau sur la Lune. Il faut se souvenir qu’à l’époque de la mission Apollo, en 1969, on pensait encore qu’elle était complètement sèche.

D’où provient cette eau et comment est-elle ensuite stockée ? Les experts avancent comme hypothèses la chute sur la surface lunaire de micrométéorites contenant de petites quantités d’eau ou une réaction chimique combinant des vents solaires transportant de l’hydrogène et des minéraux lunaires riches en oxygène. L’eau serait ensuite restée emprisonnée sous forme de petites perles de glace dans des micro-cratères servant pour ainsi dire de « pièges froids ». La NASA rappelle, à titre de comparaison, que le désert du Sahara contient 100 fois plus d’eau que ce que son observatoire a pu détecter dans le sol lunaire.

RÉFÉRENCES
- NASA’s SOFIA Discovers Water on Sunlit Surface of Moon. NASA Press release, Oct. 26, 2020.
- C.I. Honniball, P.G. Lucey, S. Li, S. et al. Molecular water detected on the sunlit Moon by SOFIA. Nat Astron (2020).
- P.O. Hayne, O. Aharonson & N. Schörghofer, Micro cold traps on the Moon. Nat Astron (2020).



Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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