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25 septembre 2012.

La Suisse demande à l’ONU d’inscrire le thème de l’eau à son agenda

La Suisse entend faire des questions de l’eau et de la sécurité des (...)

La Suisse entend faire des questions de l’eau et de la sécurité des thèmes prioritaires de l’agenda des Nations Unies. Son ministre des affaires étrangères, Didier Burkhalter, l’a explicitement souhaité lors d’une table ronde ministérielle organisée à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

Pour le chef de la diplomatie suisse, "la crise mondiale de l’eau" est l’un des problèmes politiques, écologiques et sociaux des plus brûlants. C’est ce qui explique qu’elle soit omniprésente dans les agendas politiques : "que ce soit le changement climatique, la santé, l’alimentation, l’environnement, les transports ou les conflits politiques, pour ainsi dire tous les défis mondiaux sont directement liés à l’eau". En une phrase : "l’eau est tout et partout". Il est urgent d’en prendre acte et d’en tirer les conséquences concrètes qui s’imposent.

Si l’on veut combattre cette crise, il importe de "mobiliser toutes les parties prenantes", à savoir non seulement les gouvernements et les organisations internationales, mais aussi le secteur privé et le monde scientifique, "sans oublier les plus défavorisés, qui doivent être dûment représentés tout au long du processus".

Didier Burkhalter avance deux bonnes raisons pour la Suisse de se préoccuper de ces enjeux : d’une part "son long passé de solidarité internationale et d’efforts actifs en faveur de la paix", et d’autre part sa situation géographique, qui fait d’elle le château d’eau de l’Europe et un pays d’amont pour ses voisins et qui l’oblige à se montrer exemplaire. "Nous ne lésinons pas sur les investissements pour fournir une eau de qualité à nos voisins et absorbons même parfois une partie des crues afin d’éviter des catastrophes majeures en aval." D’où les trois propositions qui suivent :

- 1. Il faut encourager le renforcement des mécanismes de gestion coopérative des bassins transfrontaliers aux niveaux national et international. À ce titre, "la Suisse soutient le développement de nouveaux vecteurs d’influence pour les négociations et la coordination politiques : diplomatie de l’eau, contacts à haut niveau et cofinancement de projets concrets dans des régions et des endroits clés recélant un fort potentiel de conflit lié à l’eau." Et Didier Burkhalter de mettre en exergue les initiatives dites Blue Peace, soutenues financièrement par la Suisse, et qui visent à une gestion commune, par les pays directement concernés, des questions liées à la sécurité de l’eau au Moyen-Orient et dans le Bassin du Nil.

- 2. Il ne suffit pas de définir l’eau et l’assainissement comme un droit humain fondamental. Encore faut-il traduire cette reconnaissance officielle dans les faits, c’est-à-dire : "donner à l’eau potable une priorité et un statut particuliers dans la gestion des ressources hydriques" et en faire " un objectif de développement durable de l’après 2015".

- 3. "Il est primordial de traiter l’eau comme un élément clé de l’agenda de la sécurité humaine et non pas uniquement sous l’angle de sa valeur économique et sanitaire." La Suisse fera tout son possible pour que l’ONU, qui a décidé de faire de 2013 l’année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau, inscrive ce thème à son agenda, non seulement pour l’an prochain, "mais aussi au-delà".


- En savoir plus sur le projet Blue Peace
- Télécharger le discours du ministre Didier Burkhalter

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D.Burkhalter ONU 2012 Eau Paix










Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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