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22 octobre 2011.

La France immerge sa première hydrolienne au large de la Bretagne

Le Groupe EDF (Électricité de France) a procédé à l’immersion, à 35 (...)

Le Groupe EDF (Électricité de France) a procédé à l’immersion, à 35 mètres de profondeur, de sa première hydrolienne au large de l’île de Bréhat, en Bretagne. Opération difficile si l’on prend en compte ses dimensions exceptionnelles : 16 mètres de diamètre pour un poids de 850 tonnes. Mais, avec quelques semaines de retard sur le calendrier, l’opération a cependant parfaitement réussi selon l’entreprise française. Ses techniciens ont maintenant quelques mois devant eux pour tester en conditions réelles le fonctionnement de cette installation. L’an prochain, trois autres turbines identiques devraient être mises en place pour constituer un véritable parc hydrolien.

Une hydrolienne, faut-il le rappeler, est une turbine placée dans l’eau pour produire de l’électricité à partir de l’énergie de masses d’eaux en mouvement, dans un fleuve ou dans des courants marins, en particulier les courants de marée. En 2008, EDF a décidé de tester cette technologie que l’on peut qualifier d’innovante compte tenu de la taille des installations et de la distance qui les sépare des côtes (15 kilomètres de câble dans la configuration bretonne).

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L’hydrolienne avant immersion :
16 m. de diamètre, 850 tonnes
(Photo EDF)

Cette hydrolienne pilote baptisée ‘Arcouest’ - une première mondiale, selon EDF - est le fruit d’une étroite collaboration avec le groupe français DCNS, l’un des leaders mondiaux dans le domaine de la défense navale, et avec la société irlandaise OpenHydro, spécialisée dans la technologie des turbines sous-marines. Les différents acteurs locaux - collectivités publiques, usagers de la mer, organismes de protection de l’environnement, etc. - ont été associés au projet.

Celui-ci sera réalisé en deux phases : tout d’abord, le test d’une première machine en conditions réelles, sans raccordement au réseau, avec pour objectif de vérifier les choix techniques, d’améliorer les performances des installations, de maîtriser les risques industriels et environnementaux dus notamment au vieillissement des matériaux, mais aussi de valider les paramètres économiques et le coût de l’énergie produite. Puis, une phase d’installation des trois autres hydroliennes, la connexion du parc au réseau et sa mise en service dès l’automne 2012.

EDF assure que les caractéristiques principales du projet ont été choisies en vue de supprimer ou réduire son impact sur l’environnement, entre autres que la conception des hydroliennes permet le passage de la faune marine, que la pose des turbines sur le fond marin ne nécessite aucun forage ni ancrage car leur poids suffit à garantir leur stabilité et qu’elle ne gène en rien la navigation. (Source : EDF)

N.B. L’expérimentation sur les hydroliennes Openhydro dans le parc de Paimpol-Bréhat a été arrêtée en novembre 2017. Ses initiateurs ont annoncé avoir "tiré le retour d’expérience" de leur construction, de leur immersion et de leurs essais, ce dont devrait bénéficier en particulier la ferme expérimentale de la Baie de Fundy, au Canada. C’est sur le Raz-Blanchard, un site aux très forts courants, que devraient désormais se porter les efforts en matière d’énergie hydrolienne. Quant au site de Paimpol-Bréhat, il reste sous concession EDF mais son devenir n’est pas encore précisément défini.


Quelques chiffres-clés
du projet EDF de Paimpol-Bréhat

- parc de 4 hydroliennes
- diamètre des turbines : 16 mètres
- poids de chaque hydrolienne : 850 tonnes
- profondeur d’immersion : 35 mètres
- capacité de production électrique : 2 MW, soit les besoins de 2 à 3’000 foyers
- budget : environ 40 millions d’euros, dont 7,2 millions d’aides publiques.

- Lien vers le site EDF




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Glossaire

  • Correction de cours d’eau

    Se protéger contre les crues est un souci de tout riverain. Depuis le 18e s., de vastes travaux ont été menés pour "corriger" certains grands cours d’eau (Kander, Linth, Aar, Rhône, etc.) et gagner des terres cultivables. Changement d’approche dès 1991 avec la loi sur l’aménagement des cours d’eau qui stipule que "leur tracé naturel doit être autant que possible respecté ou, à défaut, reconstitué". Il s’agit non plus de les corriger mais de les "renaturer" ou, quand la restauration n’est que partielle, de les "revitaliser".

Mot d’eau

  • “Enfant, j’ai connu
    le Rhône sauvage ...”

    “ ... À leur tour, les enfants d’aujourd’hui se souviendront de leur Rhône. L’essentiel n’est-il pas de garder vivace le lien qui nous unit à la nature ? Elle est notre véritable identité. L’écouter, c’est apprendre à se connaître.” (Pierrette Micheloud)


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