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9 juin 2011.

La FAO appelle les pays à mieux tenir leur comptabilité de l’eau

Dans une nouvelle étude qu’elle publie sur le changement (...)

Dans une nouvelle étude qu’elle publie sur le changement climatique, l’eau et la sécurité alimentaire, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) met en garde la communauté internationale quant aux impacts annoncés de ces changements sur les disponibilités en eau pour l’agriculture et sur la productivité des cultures. Parmi les actions à mener sans tarder, l’amélioration de la capacité des pays à mettre en œuvre des systèmes efficaces de "comptabilité de l’eau" devrait être quasi prioritaire.

Dans ce rapport exhaustif, la FAO propose un inventaire des connaissances scientifiques actuelles sur les conséquences annoncées du changement climatique pour l’utilisation de l’eau dans le secteur agricole. Dans de nombreuses régions du globe, cela se traduira par une réduction du débit des rivières et du rechargement en eau des aquifères, ailleurs par une diminution du débit des cours d’eau alimentés par la fonte des glaciers et des neiges, ou dans les deltas par la montée du niveau des mers et une augmentation de la salinité.

Une accélération du cycle hydrologique de la planète est également à prévoir, car la hausse des températures augmentera les taux d’évaporation à partir des sols et des mers. Cette augmentation des températures entraînera une régression à la fois du potentiel de rendement en eau et de la productivité des cultures, et allongera la saison de croissance dans les zones tempérées de l’hémisphère nord tout en la réduisant presque partout ailleurs.

S’agissant des actions qui peuvent être entreprises pour relever ces défis, le rapport de l’organisation pointe le doigt sur l’amélioration de la capacité des pays à mettre en œuvre des systèmes efficaces de "comptabilité de l’eau". À savoir : mesurer de manière rigoureuse l’approvisionnement en eau, les transferts et les transactions, pour prendre ensuite les meilleures décisions possibles sur la gestion et l’utilisation de la ressource.

" Dans la plupart des pays en développement, note le rapport, la comptabilité de l’eau est très limitée, et les procédures d’attribution sont inexistantes ou mal développées (…) Aider les pays en développement à acquérir de bonnes pratiques de comptabilité de l’eau et à développer des systèmes robustes et flexibles d’attribution de l’eau sera la première priorité."

Les producteurs agricoles auront sans doute à modifier leurs modèles culturaux pour pouvoir planter plus tôt ou plus tard et réduire ainsi leur utilisation de l’eau tout en optimisant l’irrigation, à améliorer les rendements et la productivité en adoptant par exemple des pratiques de conservation de l’humidité des sols ou en développant des systèmes agroforestiers mixtes qui assurent une meilleure rétention de l’eau.

L’étude de la FAO reconnaît toutefois qu’adopter de telles stratégies ne sera pas tâche facile pour les petits producteurs des pays en développement, limités qu’ils sont dans leur marge de manœuvre par la petite taille de leurs exploitations et leur faible capacité d’accès aux moyens de financement. (Source : FAO)




Infos complémentaires

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- Le rapport ‘Climate change, water and food security’ (200 pages, en anglais seulement) est disponible sur le site de la FAO

Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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