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24 janvier 2006.

La Bolivie se dote d’un Ministère de l’Eau

En Bolivie, le nouveau président Evo Morales a nommé les membres de (...)

En Bolivie, le nouveau président Evo Morales a nommé les membres de son gouvernement. Il en a exclu les habituels technocrates issus de l’élite pour nommer des leaders autochtones et des socialistes issus des mouvements populaires. Il a également créé un Ministère de l’Eau dont il a confié la responsabilité à Abel Mamani, opposant de longue date aux compagnies privées qui gèrent l’eau potable au pays.

Les mouvements sociaux qui luttent contre la privatisation de l’eau ont acquis une renommée internationale. En institutionnalisant un domaine gouvernemental consacré à l’eau, Evo Morales leur donne un poids supplémentaire et donne un clair signal politique pour que soit garanti l’accès de cette ressource à toute la population et la préservation de son caractère public. “L’eau, dit-il, ne peut pas être une affaire privée, en faire une marchandise est une violation des droits humains. La ressource eau doit être un service public”.

La logique de privatisation qui était celle de la Bolivie au cours des deux dernières décennies avait favorisé une gestion non intégrée des ressources aquifères, ce qui facilitait les concessions privées. Le défi du nouveau gouvernement en la matière sera d’unifier en une seule structure – le Ministère de l’Eau - les différents réseaux qui administraient jusqu’ici de manière séparée la distribution publique de l’eau, de manière à avoir un contrôle effectif de ses utilisations, y compris les utilisations industrielles

Il lui faudra également élaborer une politique nationale des ressources hydriques et des normes juridiques qui protègent les droits des communautés rurales et indigènes en matière d’accès aux services d’eau potable et d’assainissement comme en matière d’usages agricoles et forestiers et d’irrigation. (Sources : reuters et bollpress.com)

Bolpress, Noticias de Bolivia




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Glossaire

  • Débâcle

    Dislocation soudaine de la couverture de glace d’un cours d’eau dont les blocs sont alors emportés rapidement par le courant. Lorsqu’il s’agit de la rupture d’une barrière naturelle de glace formant une retenue d’eau, on parle alors de vidange brutale de lac glaciaire (connue sous l’acronyme anglais de GLOF, “Glacial lake outburst flood”). Dans les deux cas, ce phénomène peut entraîner de graves inondations, voire des catastrophes.

Mot d’eau

  • « Et tous ces gens
    dans l’eau ... »

    “Je pense toujours à cette rivière quelque part, avec cette eau qui coule vraiment vite. Et tous ces gens dans l’eau, qui essaient de se raccrocher les uns aux autres, qui s’accrochent aussi fort qu’ils peuvent, mais à la fin c’est trop difficile. Le courant est trop puissant. Ils doivent lâcher prise, se laisser emporter chacun de son côté. Je pense que c’est ce qui nous arrive, à nous.” (Kazuo Ishiguro, "Auprès de moi toujours", 2005)


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