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25 novembre 2008.

L’eau du robinet passe brillamment son test à la TV romande

Faut-il, en Suisse, croire les distributeurs d’eau quand ils (...)

Faut-il, en Suisse, croire les distributeurs d’eau quand ils incitent à préférer l’eau du robinet à celle des bouteilles ? L’émission ‘À bon entendeur’ de la Télévision suisse romande – rendez-vous hebdomadaire des consommateurs qui n’a pas pour habitude de faire dans la complaisance – a réalisé des tests dans 17 villes pour y contrôler la qualité de l’eau des services publics. Test probant puisque tous les prélèvements ont démontré un parfait respect des normes légales concernant l’eau potable.

En 2004, les journalistes de l’émission ’A Bon Entendeur’ (ABE) s’étaient déjà demandé pourquoi tant de consommateurs acceptaient de payer très cher des bouteilles d’une eau qu’ils peuvent boire quasi gratuitement au robinet. Leur réponse était alors sans détours : c’est qu’ “en jouant avec notre irrationnel et sur l’image de la pureté, le marketing a réussi à imposer l’eau en bouteille”.

Constatant que malgré le fait qu’en Suisse non seulement l’eau coule à flots mais que celle que déversent les robinets est d’excellente qualité, et que malgré cela nombre de gens continuent de s’en méfier et de privilégier les bouteilles, ABE a repris son enquête. D’abord pour expliquer comment les distributeurs d’eau (ils sont quelque 3’000 en Suisse et relèvent dans leur toute grande majorité du service public) s’y prennent pour fournir une eau « propre en ordre ». Et ensuite pour vérifier que ce qu’ils disent correspond vraiment à la réalité.

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Image TSR

Un échantillonnage de 17 villes de Suisse romande (*) a été constitué de manière à rendre compte de la diversité des sources d’approvisionnement en eau potable. En collaboration avec le laboratoire du chimiste cantonal de Genève, un protocole de test a été défini avec précision : les prélèvements devaient tous être faits aux robinets des toilettes publiques des gares (ce qui mettait toutes les villes sur un même plan) et immédiatement placés dans un conteneur frigorifique pour son transport vers le laboratoire, lequel devait procéder à toutes les analyses nécessaires pour vérifier l’hygiène et la potabilité chimique des eaux prélevées.

Le verdict final est sans appel : les eaux des 17 prélèvements répondent parfaitement aux normes légales suisses concernant l’eau potable, ce qui prouve bien, s’il en était vraiment besoin, que tous les réseaux concernés sont continuellement sous contrôle.

À partir de ce constat on ne peut plus positif, ABE pose trois questions et fournit autant de réponses :

- Compte tenu de la qualité de l’eau du robinet, vaut-il la peine d’utiliser l’un ou l’autre des systèmes de filtres en vente sur le marché ? Hormis les cas où il faut diminuer la quantité de calcaire, cela ne se justifie pas.
- Les eaux en bouteilles ne jouent-elles pas un rôle positif sur la santé de par leurs teneurs en sels minéraux (calcium, magnésium, sulfates, sodium), comme le prétendent les slogans des minéraliers ? L’eau du réseau n’a pas à pâlir de la comparaison, d’autant que les besoins en sels minéraux peuvent être couverts par une alimentation équilibrée et une consommation d’eau adéquate. Les eaux en bouteille sont utiles cependant, au cas par cas, pour rééquilibrer certaines déficiences éventuelles.
- Les eaux minérales seraient-elles donc une aberration ? Il convient en tout cas de ne pas forcer sur la bouteille ! Ne serait-ce qu’en raison des coûts écologiques et des gaspillages énergétiques qu’elle induit.(bw)


(*) Les 17 villes retenues dans l’échantillonnage sont : Sion et Martigny (Valais), Fribourg et Estavayer-le-Lac (Fribourg), Aigle, Lausanne, Morges, Nyon, Vevey et Yverdon-les-Bains (Vaud), Genève, Porrentruy et Delémont (Jura), Neuchâtel et Le Locle (Neuchâtel), Bienne et Tavannes (Berne).

- Voir (et lire le script) de l’émission ABE « Eaux minérales : ne forcez pas sur la bouteille ! » sur le site de la TSR

- Article aqueduc.info « Entre l’eau du robinet et celle des bouteilles : le rêve et le marketing font la différence ! » du 28 janvier 2004




Mots-clés

Mot d’eau

  • Nous n’avons pas de fleuves

    "Nous n’avons pas de fleuves, nous n’avons pas de puits, nous n’avons pas de sources ; seules quelques citernes, vides elles aussi, résonnent, et nous les adorons." (Georges Séféris, "Mythologies", 1935)

Glossaire

  • Piézomètre

    En hydrologie, un piézomètre est un dispositif qui permet, à partir du sol, d’avoir un accès direct à une nappe d’eau souterraine. Il s’agit d’un tube de forage par lequel on peut non seulement déterminer le niveau d’eau de la nappe et la réserve disponible, mais aussi prélever de l’eau pour analyser ses qualités physiques, chimique et biologiques. Ces différentes mesures, nécessaires pour exploiter un aquifère de manière durable, sont faites manuellement ou à l’aide de sondes automatiques.



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